Comme tous les titres financiers, les obligations se négocient sur un marché. En terme de volume, le marché obligataire est le plus important du monde.
Dans un premier temps, quand un organisme émet de nouvelles obligations, il fait appel au marché obligataire primaire, sur lequel ses titres sont acquis par divers investisseurs (banques, fonds, particuliers,…). Dans l’optique d’un placement à long terme, acquérir sur le marché primaire permet de bénéficier d’un prix d’émission intéressant, non encore modifié par la loi de l’offre et de la demande entre les acheteurs et les vendeurs. En effet, une fois émise, une obligation peut être échangée sur le marché obligataire secondaire. Elle devient donc un titre financier négociable dont le cours fluctue.
En rentrant sur le marché, une obligation va donc être mise en concurrence avec les autres dettes. Si, à risque égal, elle offre un rendement supérieur aux autres, l’obligation va être demandée ; ce qui va faire monter son cours (exprimé en pourcents). Cette hausse a ainsi pour conséquence de faire baisser le rendement de l’obligation pour les nouveaux acquéreurs.
Ainsi, les obligations vont subir de nombreux arbitrages sur le marché secondaire. Les acteurs financiers vont tenter d’utiliser les déséquilibres de taux pour générer des profits. Dans le même temps, ils assurent une fonction de régulation qui évite de trop grands écarts entre les rendements offerts par ce type de produits financiers. Bien entendu, si vous désirez vous séparer d’une obligation avant son échéance, rien ne garantit que vous pourrez la revendre au prix auquel vous l’avez acquise. Investir dans des obligations comporte ainsi une part de risque, dont il faut avoir conscience.













