Lorsqu’un émetteur souhaite se (re)financer en plaçant un nouvel emprunt obligataire, il devra convaincre les investisseurs de souscrire à cette nouvelle obligation plutôt que d’investir dans celle(s) déjà en circulation.
A cet égard, la nouvelle obligation devra proposer un rendement supérieur au rendement qu’une obligation du même émetteur et de même durée devrait offrir, si elle était négociée au même moment sur le marché secondaire.
Comme dans la pratique, il est rare qu’un émetteur propose deux obligations de même maturité, les acteurs du marché vont déterminer un rendement théorique sur lequel s’appuyer, résultant d'un calcul basé sur les autres obligations du même émetteur, négociées sur le marché secondaire, et de maturités proches.
La différence entre le rendement offert par la nouvelle obligation et le rendement « théorique » est appelée « prime de nouvelle émission » et s’exprime en points de base (100 points de base équivalent à 1%).












