Le marché secondaire est le lieu d’échange des obligations une fois qu’elles ont été émises (lire « Le marché primaire obligataire » sur ce sujet). C’est un peu comme le marché de l’occasion pour les autos. Les investisseurs achètent et vendent les obligations sur la base d’un nombre de titres à un prix donné.
Le marché secondaire obligataire recèle une particularité importante. C’est un marché de gré à gré. Cela signifie qu’il n’existe pas de lieu unique où les vendeurs et les acheteurs confrontent leurs ordres et leurs prix respectifs. Il n’est pas en effet centralisé, contrairement aux marchés des actions. Les transactions se font hors marché, directement entre investisseurs, par l’intermédiaire d’un courtier.
Il y a en fait une multitude de lieux de transactions. Autant de lieux que d’échanges. Le principal inconvénient de ce type de marché est son manque de transparence sur la constitution des prix. Mais il en existe un autre : celui de la liquidité. La liquidité est la possibilité pour un acheteur ou un vendeur de trouver un vendeur ou un acheteur pour les titres considérés dans de bonnes conditions de marché (régularité des transactions, fourchette de prix réduite,…). Or, elle peut-être parfois très limitée.
Cela s’explique, notamment, par les stratégies de « buy and hold ». Les investisseurs de long terme (caisses de retraite, fonds de pension, particuliers,…) conservent en effet les titres en portefeuille pendant une longue période, voire jusqu’à l’échéance, pour toucher les coupons. Un autre élément jouant défavorablement sur la liquidité est le nombre important de lignes obligataires en circulation.
Ainsi, contrairement aux actions pour lesquelles il n’existe, généralement, qu’une seule valeur cotée, il peut y avoir plusieurs lignes obligataires pour un même émetteur sur différentes parties de la courbe des taux. Les obligations sont bien sûr listées sur des marchés réglementés comme Euronext ou surtout la Bourse de Luxembourg, mais les transactions qui y sont passées ne reflètent pas toujours la réalité.













