Pour répondre à la fois aux différents besoins des émetteurs, mais aussi aux différentes attentes des investisseurs, de nombreux types d’obligations existent :
· Les obligations à taux fixe :
Ce sont les plus communes. Elles donnent droit au versement d’un intérêt fixe pendant toute la durée de l’emprunt (jusqu’à l’échéance). Le taux réel ou une estimation assez précise de celui-ci est connu à l’avance, lors de l’achat sur le marché primaire. En revanche, une fois échangée sur le marché secondaire, le cours d’une obligation varie, afin que son rendement réel se rapproche du taux en vigueur pour ce type de produit.
· Les obligations à taux variable :
Outre la variation du cours, le coupon de ces titres fluctue également durant leur durée de vie. Celui-ci est adapté aux taux en vigueur sur le marché, selon un rapport défini à l'émission. Ce type de produit peut offrir des avantages, notamment pour profiter de taux élevés, mais il peut aussi bien sûr être source d’inconvénients en période de taux bas.
· Les obligations zéro-coupon :
Elles n’offrent pas d’intérêt et sont donc vendues à un prix inférieur à la valeur remboursée à échéance par l’émetteur. Cette différence représente le rendement de l’investisseur.
· Les obligations indexées :
Le coupon de l’obligation bénéficie d’un coefficient multiplicateur, généralement indexé sur le taux d’inflation annuel. Ainsi, en cas de forte inflation, la perte de rendement de ce genre d’obligation est moins sensible. En revanche, cette assurance contre l’inflation a un coût, et ce type de produit offre généralement un rendement sensiblement inférieur aux obligations à taux fixe.
· Les obligations convertibles :
Au lieu d’être remboursé, le détenteur de ce type d’obligations peut exercer, à l’échéance, son droit de conversion. Il peut ainsi être remboursé en actions de la société émettrice, selon une parité déterminée à l’avance. Pour l’émetteur, l’avantage est de ne pas avoir à rembourser en cash et surtout de bénéficier d’un taux d’intérêt moindre. Ces obligations génèrent en effet un plus faible rendement car l’investisseur paie en quelque sorte, la possibilité de conversion en actions. Ce type d’obligations peut être avantageux en cas de hausse prévue du cours de l’action ; celle-ci générant indirectement une hausse du cours de l’obligation.
· Les obligations perpétuelles :
Les obligations perpétuelles n’ont pas de date de maturité, l’argent emprunté n’est donc, théoriquement, jamais remboursé par l’émetteur (ou parfois à une date qui n’a pas encore été fixée). Pour compenser la dimension perpétuelle (ou du moins inconnue dans le temps) de la dette, les obligations perpétuelles distribuent des coupons qui offrent des rendements généralement largement supérieurs aux taux offerts par les obligations classiques.
Le caractère perpétuel de ces obligations est théorique car certaines émissions prévoient la possibilité pour l’émetteur de racheter les titres émis à des dates déterminées. On dit alors de l'obligation qu’elle est "callable". Le prix de remboursement est fixé à l’émission. Cela peut être au pair ou à un autre prix. Il est donc important de se référer aux notes d’opération ou au prospectus, qui précisent toutes les caractéristiques de ces titres un peu particuliers.
Pour autant, même s’ils portent le nom d’obligation, ces titres ne présentent pas le même profil de risque que les obligations classiques. Il s’agit en effet d’un produit beaucoup plus spéculatif, étant donné que sa valeur future n’est aucunement garantie à terme
Mais sur ces titres particuliers, un autre facteur vient également accroître sensiblement le niveau de risque. En cas de difficultés financières de l’émetteur, une réduction du coupon distribué, voire même sa suspension temporaire, peut-être décidée. De plus, en cas de faillite, les détenteurs d’obligations perpétuelles sont le plus souvent remboursés après tous les autres créanciers, c’est-à-dire jamais dans certains cas.













