Il existe plusieurs types de ratios d’endettement. Pour rappel, un ratio est un rapport calculé entre deux données financières d’une entreprise (dettes, fonds propres, etc.). Il peut se traduire en pourcentage ou en coefficient.
Le ratio d’endettement le plus courant - celui que nous utiliserons dans les articles Oblis - est le taux d’endettement net, appelé le « Gearing ». Il mesure le niveau d’endettement d’une entreprise en fonction de ses capitaux propres (Dette Nette sur Capitaux Propres).
La dette nette d’une entreprise correspond à sa dette totale à laquelle on déduit les actifs disponibles (valeurs mobilières, liquidités, etc.).
Les capitaux propres correspondent quant à eux aux ressources propres à l’entreprise. A savoir principalement, le capital (les apports des associés), le patrimoine immobilier (bâtiments, industrie, etc.), les réserves des bénéfices réinvestis et les bénéfices (ou pertes) nets de l’exercice.
A titre d’exemple, le cimentier allemand HeidelbergCement a enregistré pour l’année 2009 un endettement net de 8,423 milliards d’euros et des capitaux propres pour 7,641 milliards d’euros. Le ratio est donc de 1,1x ou 110%. De manière générale, il est souhaitable que ce ratio ne soit pas supérieur à 1x ou 100%.
A noter qu’un endettement trop faible pourra signifier à l’investisseur, un profil de gestion trop prudent voire trop défensif. En revanche, un ratio trop élevé traduira quant à lui un endettement excessif, avec les conséquences négatives qui peuvent en découler sur la solvabilité de l'entreprise, ses résultats, sur des taux d’intérêts plus élevés à payer sur les marchés financiers, etc.













