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Le point sur les obligations RWE après les résultats

Deuxième groupe énergique allemand, RWE a vu cette semaine son action s’envoler à la bourse de Francfort. Ce ne sont pas tant les résultats publiés par l’entreprise qui expliquent cette hausse, mais davantage les rumeurs tournant autour de sa filiale Innogy, dont il détient 77% des parts.

En début de semaine, des rumeurs de presse ont fait en effet état de l’intérêt d’Engie (ex-GDF Suez) pour Innogy, la filiale d'énergies renouvelables du groupe allemand dont la valorisation boursière dépasse 18 milliards d'euros.

Si le géant français de l’énergie s’est refusé à tout commentaire, Rolf Martin Schmitz, patron de RWE, a indiqué que RWE était régulièrement en contact avec un grand nombre d'acteurs du marché.

'Nous examinons régulièrement, et c'est aussi notre devoir, toutes les options stratégiques qui se présentent pour notre entreprise’, a-t-il précisé mardi lors de la publication des résultats annuels.

Perte de 5 milliards d’euros l’année passée

Comme prévu, 2016 fut une année de transition pour RWE qui a clôturé l’exercice sur une perte de 5,7 milliards, qu'il met sur le compte de dépréciations exceptionnelles liées au prix de gros de l'électricité.

Propriétaire du plus gros parc à charbon du continent, RWE est pour rappel fragilisé par le virage pris par l'Allemagne vers les énergies renouvelables. 

Au même titre que son rival EON, il a cherché son salut dans une scission de ses activités, avec la production traditionnelle (charbon, gaz, nucléaire) d'un côté, toujours sous le nom de RWE, et les nouveaux métiers (renouvelables) de l'autre, regroupés dans un nouveau groupe coté baptisé Innogy.

Les obligations à l’équilibre

Si l’action a bien progresse cette semaine, les obligations font preuve davantage de stabilité sur le marché secondaire.

A titre d’exemple, l’emprunt libellé par coupures de 2.000 dollars, arrivant à maturité en 2072 et offrant un coupon fixe de 7%, est disponible actuellement au-dessus du pair aux alentours des 102%.

Son rendement annuel jusqu’au call en octobre 2017 est ramené en conséquence à 2,50%.

Par coupures de 1.000 euros, l’obligation (3,50% - 2075), remboursable en 2025, affiche pour sa part un rendement annuel de 4,30% jusqu’au call, sur base d’un prix indicatif de 95% du nominal.

Ces deux émissions subordonnées sont notées dans la catégorie spéculative chez Standard & Poor’s, qui leur accorde un rating « BB ».

 

Source

RWE : des perspectives positives pour 2017