Qu’est-ce qu’une obligation à taux fixe ?
- Une obligation dont la rémunération est fixée à l’avance
- Une obligation dont le coupon est fixe
- Une obligation dont le cours reste inchangé
Comme son nom l’indique (ou pas), l’obligation à taux fixe est une obligation dont le taux d’intérêt servi reste inchangé de l’émission jusqu’à son échéance. On dit aussi que le coupon est fixe. L’acquéreur de l’obligation sait donc, à l’avance, ce qu’il recevra comme rémunération.
Le taux d’intérêt est fixé dès l’émission de l’obligation. On peut le trouver bien sûr dans les documents d’émission (note d’opération, final terms,…) mais aussi dans le libellé de l’obligation.
La plupart des obligations émises le sont à taux fixe. Mais il existe des obligations ne servant pas de coupon, ou certaines dont le coupon évolue en fonction de certains paramètres (obligation à taux variable, indexées,…). Comme tout actif financier, la valeur de l’obligation évolue dans le temps, en fonction de certains paramètres. Son cours ne reste donc pas inchangé.
Quand le coupon varie-t-il ?
- Jamais
- Pour les obligations à taux variable
- Pour les obligations indexées
Le coupon, c’est-à-dire la rémunération du détenteur d’obligations, peut être fixe jusqu’à l’échéance ou peut évoluer en fonction d’un certain nombre de critères.
Il existe en effet des obligations dont le taux est variable. Il varie en fonction d’un autre taux de référence: l’Euribor à 3 mois, par exemple, pour les obligations libellées en euro et dont le calcul de la variation de taux est effectué tous les trimestres. Dans ce cas, le coupon sera servi trimestriellement. Le coupon offert sera généralement le taux Euribor constaté au début de la période d’intérêt auquel on ajoutera ou on retranchera une marge (exprimée en points de base).
Les obligations à taux indexé vont voir leur coupon varier en fonction de l’évolution d’une donnée prédéfinie. C’est le cas des obligations indexées sur l’inflation. Leur taux de base sera plus faible que celui d’une obligation classique mais il progressera en cas de hausse de l’inflation, sur base d‘un coefficient multiplicateur appliqué au coupon.
Qu’est-ce qu’une obligation à coupon zéro ?
- Une obligation qui ne verse pas de rémunération
- Une obligation dont le coupon est nul
- Une obligation dont le cours est égal à zéro
Comme son nom l’indique, une obligation à coupon zéro est une obligation dont le coupon est nul. Le détenteur de ce titre ne reçoit donc pas de rémunération périodique en contrepartie de l’argent prêté. En revanche, l’obligation à coupon zéro n’est pas une obligation philanthropique sans rémunération. La rémunération est simplement reportée dans le temps. Au lieu de la recevoir périodiquement, le détenteur de l’obligation à coupon zéro la reçoit à l’échéance, sous forme de capital. L’émetteur rembourse en effet l’obligation à plus de 100% du nominal, c’est-à-dire le nominal (l’argent prêté) plus une prime.
Quelles sont les trois principales agences de notation ?
- BNP Paribas, Goldman Sachs et HSBC
- Fitch, Moody’s et S&P
- BMJ Ratings, Novethic et Vigeo
Les trois principales agences de notation financière sont Fitch, Moody’s et S&P.
Les trois sont des entreprises américaines dont le rôle est d’attribuer aux émetteurs obligataires des notes en fonction de la qualité de leur crédit, qui est fonction de leur situation financière. Moody’s et S&P sont les deux agences les plus importantes.
BMJ Ratings et Vigeo sont deux agences de notation extra-financières. Contrairement à Fitch, Moody’s et S&P, elles évaluent les entreprises sur la base de critères sociaux, environnementaux, de gouvernance,… et non financiers. Ces notes sont très utiles pour les investisseurs cherchant à respecter les critères de développement durable. Novethic est une filiale de la Caisse des Dépôts, spécialisée dans les investissements éthiques.
BNP Paribas, Goldman Sachs ou HSBC disposent bien sûr de leurs propres équipes de recherche mais elles sont avant tout des banques.
Pourquoi les obligations sont-elles notées ?
- Pour connaître leur rang de priorité en cas de faillite de l’émetteur
- C’est une façon de les valoriser
- Pour évaluer la qualité du crédit de l’émetteur
La notation des émetteurs d’obligations permet de connaitre la qualité de leur crédit. Fitch, Moody’s et S&P sont les trois principales agences de notation. Les émetteurs sont classés en deux catégories : la catégorie investissement, les bons élèves, et la catégorie spéculative, les mauvais. En fonction de cette note de crédit, l’émetteur va payer un coupon plus ou moins élevé qui rémunérera le risque du détenteur d’obligation. Les taux d’intérêts payés par les émetteurs de la catégorie spéculative sont plus élevés que ceux de la catégorie investissement. Les paramètres pour valoriser une obligation sont très nombreux. La notation en est un parmi d’autres.
Le rang de l’obligation en cas de faillite de l’émetteur est fixé à l’émission et figure dans la note d’opération.
Quelle est la meilleure notation ?
- A
- A+
- AAA
La note suprême est AAA. On dit aussi que c’est la meilleure signature.
On considère comme quasiment nul le risque de crédit des émetteurs notés AAA. Il s’agit généralement d’Etats comme l’Allemagne ou les Etats-Unis, d’agences internationales comme la Banque Mondiale ou la Banque Européenne d’Investissement, ou même de sociétés qui peuvent être liées ou non à des Etats notés AAA.
Qu’est-ce que la catégorie investissement ?
- Un synonyme de classe d’actifs
- Les émetteurs affichant une bonne qualité de crédit
- Les émetteurs notés au moins BBB-
La catégorie investissement est celle des émetteurs obligataires les plus solides financièrement, selon les agences de notation. Elle va de la note AAA à BBB- (ou Baa3 pour Moody‘s). Sous cette note, c’est-à-dire à partir de BB+ (Ba1 pour Moody’s), les émetteurs se situent dans la catégorie spéculative.
La catégorie investissement n’est donc pas un synonyme de classe d’actifs. Une classe d’actif étant un type d’investissement : actions, obligations, matières premières, immobilier,…
Que sont les émetteurs high yield ?
- Des émetteurs offrant un haut rendement
- Les émetteurs ne faisant pas partie de la catégorie investissement
- Les émetteurs les mieux classés
High yield signifie « haut rendement » en anglais. Les émetteurs high yield sont donc ceux qui offrent les plus gros rendements. Ils affichent les coupons les plus élevés car leur risque de crédit est aussi plus important. Leur situation financière est en effet considérée, par les agences de notation, comme plus risquée. Ces émetteurs font partie de la catégorie spéculative qui se situe sous la catégorie investissement. Elle va de BB+ à CCC et D en cas de défaut. Ces émetteurs ne sont donc pas les mieux classés par les agences de notation, au contraire. On appelle d’ailleurs leurs titres, de façon péjorative, « obligations pourries ».
A partir de quelle note, l’émetteur est-il considéré comme spéculatif ?
- BB+
- D
- A-
La catégorie spéculative démarre à la note BB+. A partir de BB+ et en-dessous, les émetteurs sont considérés comme des émetteurs high yield, c’est-à-dire offrant de hauts rendements. Lorsqu’un émetteur est noté par plusieurs agences de notation et que certaines notes sont dans la catégorie investissement et d’autres dans la catégorie spéculative, une note moyenne est calculée en fonction des différentes notes, ce qui permet d’établir la catégorie dans laquelle est classé l’émetteur.
Qu’est-ce qu’une obligation perpétuelle ?
- Une obligation qui n’est jamais remboursée
- Une obligation que vous ne pouvez pas vendre
- Une obligation qui est remboursée à certaines dates
Une obligation perpétuelle est une obligation sans date d’échéance, qui n’est donc jamais remboursée.
Cette « perpétuité » n’est toutefois vraie qu’en théorie. La plupart des obligations perpétuelles prévoient en effet des dates ou des périodes où l’émetteur peut procéder au remboursement de l’obligation. Cela s’appelle un call.
Pour compenser le remboursement hypothétique de l’obligation, l’émetteur verse un coupon plus élevé.
Les obligations peuvent toujours être vendues avant leur date d’échéance, contrairement à ce qu‘affirmait l‘une des réponses à la question. La seule difficulté sera de trouver un acheteur. Le marché obligataire est parfois peu liquide.












