Alors que l’action du tréfileur courtraisien souffre particulièrement de l’annonce d’une restructuration importante en termes d'emploi, les obligations du groupe n'en subissent pas l’influence. Le marché obligataire démontre à cette occasion, une nouvelle fois sa stabilité par rapport au marché « action ».
Le groupe a annoncé ce jeudi la suppression d'environ 600 emplois sur le territoire belge (Aalter, Zwevegem, Deerlijk et Ingelmunster seraient concernés). En cause, les conditions particulièrement difficiles observées sur le marché de l'énergie solaire.
Pour rappel, Bekaert est l’un des leaders technologiques et leaders de marché mondial dans le domaine des solutions avancées basées sur la transformation des métaux et des revêtements, ainsi que le plus grand producteur indépendant de produits tréfilés au monde. A consulter, notre article sur les résultats des neuf premiers mois de l’année 2011.
Le 15 novembre dernier, le groupe lançait deux nouveaux emprunts obligataires à cinq et huit ans. Ces deux emprunts, qui ne bénéficient pas de rating, ont permis à Bekaert de récolter un montant total de 400 millions d'euros, alors que le groupe tablait au départ sur une somme de 200 millions.
Sur le marché secondaire,
== > l’obligation à cinq ans (4,125% - 06/12/2016) levée au prix de 101,9%, est stable ce vendredi aux alentours de son prix d'émission. Même constat pour l’obligation à huit ans (5% - 06/12/2019). A noter que ces deux obligations sont très peu liquides sur le marché secondaire.
A l’occasion de cette double émission, le groupe avait annoncé que les fonds levés serviraient notamment à refinancer certains endettements bancaires du groupe ainsi que l’emprunt obligataire venant à échéance début 2012. Le groupe a par ailleurs expliqué que « le but de l’émission était d’atteindre un équilibre global entre la dette à court terme et la dette à long terme, mais aussi, entre financements bancaires et financements sur les marchés des capitaux ».
Reste à préciser qu’en cas de changement du contrôle opérationnel du groupe, les investisseurs ont sous certaines conditions le droit de demander le remboursement anticipé des obligations.












