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Focus sur l'obligation Petrõleos de Venezuela en marge de la dévaluation du Bolivar

Effective depuis ce mercredi, la décision du gouvernement vénézuélien de dévaluer sa devise, le bolivar, a eu pour effet de soutenir les cours des emprunts souverains du Vénézuela. Les obligations du groupe pétrolier Petrõleos de Venezuela SA, entreprise appartenant dans son intégralité à l’Etat, se sont inscrites dans la tendance.

Deuxième producteur mondial de pétrole, le Vénézuela a ainsi annoncé le 8 février dernier qu’il dévaluait de 32% sa monnaie locale. Concrètement, le taux de change, soumis à un contrôle strict, passe de 4,30 à 6,30 pour un dollar américain.

En réaction, les rendements des obligations souveraines vénézuéliennes sont tombés en début de semaine à un plus bas de ces cinq dernières années, peut-on lire selon des données Bloomberg.

La dévaluation de la devise permet de réduire le déficit budgétaire. « C’est positif en termes de cash-flow fiscal » a expliqué à Bloomberg Siobhan Morden, responsable de stratégie obligataire en Amérique latine pour Jefferies Group. « Cela produit plus de revenus fiscaux nets pour le gouvernement ». Selon Ecoanalitica, le Venezuela devrait voir ses revenus augmenter de 84,5 milliards de bolivars (13,4 milliards de dollars) grâce à cette dévaluation.

Revers de la médaille, la progression des emprunts souverains du Vénézuala pourrait bien être de courte durée. La dévaluation de la monnaie devrait accélérer une inflation déjà galopante ont averti les analystes de Credit Suisse Group AG. La hausse des prix affichait +22% en janvier dernier. Voilà qui explique sans doute le ralentissement de la hausse des prix de négociation de l’obligation Petrõleos de Venezuela SA à 4 ans.

Ce jeudi, l’obligation d’une maturité égale au 12 avril 2017 est disponible sur le marché secondaire à 88,53% du nominal. L’investisseur peut dès lors compter sur un rendement de 8,59%, compte tenu d’un coupon de 5,25%. Précisons que le paiement de ce dernier a lieu sur une base semestrielle, les 12 avril et 12 octobre de chaque année.

Placée en avril 2007, l’obligation notée « B+ » (catégorie « High Yield ») par Standard & Poor’s a permis au groupe pétrolier de lever 3 milliards de dollars par coupures de 400 dollars. L’opération s’inscrivait dans un cadre plus large d’une triple émission obligataire d’un total de 7,5 milliards de dollars. Les fonds levés étaient destinés en priorité à financer les investissements de la compagnie. Enfin, au-delà du risque politique, l’investisseur qui se positionnerait sur le titre et dont le portefeuille de référence n’est pas le dollar doit également tenir compte du risque de change. L'évolution entre l'euro et le dollar peut être visualisée ici.