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2012, année de transition pour Praktiker qui a publié ses résultats, le point sur l'obligation 2016

L’emprunt Praktiker d’une maturité égale au 10 février 2016 est disponible ce lundi à un cours de 71% du nominal, un prix proche de son plus haut annuel. En corollaire, le rendement est porté à 20,06%.

Début 2013, l’obligation Praktiker se traitait encore à des prix de l’ordre de 57% du nominal. Elle a ensuite effectué une belle remontée pour s’échanger jusqu’à 80% du nominal peu avant la mi-mars. Le lot minimum de négociation est de 1.000 euros tandis que l’emprunt ne bénéficie d’aucun rating.

La remontée du cours de l’obligation s’explique notamment par la mise en œuvre progressive du plan de relance de la compagnie et, surtout, le bouclage de son financement. Plus récemment, le groupe allemand de bricolage a payé les intérêts de l'obligation. Enfin, le groupe a annoncé récemment son retrait de Turquie, « un foyer récurrent de pertes ».

Le dossier turc n’a cependant pas empêché Praktiker de renforcer sa présence à l’international en 2012, ouvrant un magasin en Pologne, un en Grèce et un en Hongrie. Au total, Prakitker disposait de 111 points de vente à l’international et 316 en Allemagne (330 en 2011). La composition du portefeuille en Allemagne a pour sa part été rééquilibrée en faveur de la marque Max Bahr. Celle-ci affiche une meilleure rentabilité rappelle Armin Burger, président du directoire de Praktiker AG, dans le rapport annuel 2012.

Praktiker entend renforcer encore en 2013 le poids de la marque Max Bahr dans son portefeuille, pour en faire « une des marques de premier plan en Allemagne ». Pendant ce temps-là, les résultats 2012 reflètent les efforts entrepris par la compagnie pour sécuriser son existence. Le coût de conversion des magasins Praktiker en magasin Max Bahr combiné à des provisions pour fermeture prévue de magasins et à des frais de consultance se traduit par une charge exceptionnelle de 29,6 millions d’euros. Celle-ci était de 473 millions d’euros en 2011. Malgré tout, l’Ebita reste négatif à hauteur de 128,8 millions d’euros comparés à -375,1 millions d’euros fin 2011. Sans tenir compte de ces charges exceptionnelles, l’Ebita s’établit à respectivement -99,1 millions d’euros et -61,6 millions d’euros.

La dette nette a augmenté à 492 millions, compte tenu de la hausse des charges financières liées aux emprunts contractés pour la survie du groupe souligne Prakiter. Le résultat net s’améliore pour atteindre -188,9 millions d’euros fin 2012 contre -555 millions d’euros 12 mois plus tôt.

Pour 2013, le groupe table sur un nouveau recul de ses ventes, après un recul de 5,6% à 3 milliards d’euros l’année dernière. Praktiker estime que l’Ebita devrait s’améliorer sans toutefois redevenir positif. Le groupe allemand devrait en tout cas pouvoir compter sur sa centrale d’achat DIYCO pour limiter ses coûts. Cette division, mise sur pied fin janvier et détenue à parts égales avec l’Autrichien HELLWEG, a en effet reçu le feu vert de l’Office fédéral allemand des cartels. Elle peut donc désormais opérer librement.