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Tension sur la dette obligataire de PetSmart

Les obligations de la chaîne américaine de biens et services pour animaux ont cédé quelques points ces derniers jours sur le marché secondaire, impactées par un effet sectoriel.

Les investisseurs sont fébriles depuis quelques semaines à l’égard des valeurs américaines du commerce de détail, après un nombre record de faillites cette année dans le secteur, sur fond d’une concurrence croissante du commerce en ligne exacerbée par l’arrivée du géant Amazon.

Les sociétés ayant procédé à des « leveraged buy out » (LBO) ou rachat par endettement sont les premières à faire les frais de la nervosité des intervenants de marché. D’autant que ces derniers avaient déjà accueilli avec prudence les levées de dette liées aux récentes opérations de type LBO, comme l’illustrent les difficultés rencontrés par Sycamore Partners dans le cadre de son rachat de Staples. Le fonds d’investissement a dû modérer ses ambitions obligataires pour arriver à séduire les investisseurs dans le cadre du financement de l’acquisition du spécialiste des fournitures de bureau.

Difficile dès lors pour les 2 milliards d’obligations émises en mai dernier par le détaillant PetSmart (pour financer l’acquisition de son rival on-ligne Chewy), d’échapper au mouvement de baisse. Pour ne rien arranger, le détaillant, qui traîne un endettement important lié à son rachat en 2015 par le fonds britannique BC Partners, a vu la note de sa dette dégradée un peu plus dans la catégorie spéculative chez Standard & Poor’s en septembre dernier. Et il est confronté à des incertitudes opérationnelles liées à la démission en août dernier de son CEO Michael Massey.

Plus de 8% de rendement pour l'obligation sécurisée à huit ans 

La dette de la société est notamment constituée d’une obligation sécurisée à huit ans. Rémunérée par un coupon de 5,875% et notée « B » par Standard & Poor’s, elle se traite autour des 85% du nominal.