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Focus sur Israël

Dans le cadre d’une bonne gestion d’un portefeuille obligataire, il est sain de diversifier ses positions, ce qui permet en principe de réduire le risque global, tout en maintenant un certain niveau de rendement. Cette diversification peut passer, éventuellement, par des obligations émises par des émetteurs d’origine israélienne.

L’économie israélienne est réputée par le haut degré de développement de son secteur technologique et un niveau de vie parmi les plus élevés de la région. Le pays appartenait en 2015 au groupe des vingt pays les plus développés au monde, selon le dernier classement de l’indice « Human Development Index » (indice de développement humain), devant le Luxembourg, la France ou la Belgique. Israël, qui dispose également d’une sécurité sociale avancée et d’infrastructures modernes, rivalise dès lors avec les pays occidentaux en termes de niveaux de vie, même si les inégalités sociales restent fortes.

Quant à son secteur technologique, il n’a rien à envier à la Silicon Valley. Les industries de technologie de pointe au sens large (aéronautique, électronique, télécommunications, logiciels, biotechnologies) représentent approximativement 40% du PIB, selon le Moniteur de Commerce international (MOCI).

La croissance économique du pays est dynamique en regard des pays européens, avec un taux de +3% attendu pour l’année 2017. Et elle devrait s’accélérer à en croire les prévisions de l’OCDE, pour dépasser 3,25% en 2018 et en 2019, grâce à une demande intérieure soutenue par des conditions fiscales et monétaires accommodantes, le développement de nouveaux gisements de gaz et des hausses de salaire, en raison de la persistance d'un faible taux de chômage.

Économie très ouverte, la croissance du pays passe aussi par les exportations qui représentent environ un quart du PIB. L'évolution du taux de change reste donc une donnée fondamentale pour la santé du pays. Actuellement, 1 euro vaut 4,2862 shekel. Globalement, les analystes de Bloomberg anticipent un cours médian de 4,46 shekel pour un euro d'ici fin 2022.

Émetteur « Investment grade »

Le pays, qui bénéficie d’un rating « A+ » (perspective positive) chez Standard & Poor’s, ne rencontre guère de difficultés à financer une dette qui représente de l’ordre de 65% du PIB.

Début janvier, le pays a levé sans difficulté 2 milliards de dollars sur le marché obligataire à travers deux nouvelles souches, l’une à 10 ans et l’autre à 30 ans. L’opération a en effet été sursouscrite neuf fois.

Ces obligations sont disponibles sur le marché secondaire. L’investisseur qui le souhaite peu par exemple acheter l’obligation à maturité 17 janvier 2028 assortie d’un coupon de 3,25% à un prix de 100,05% du nominal. De quoi tabler sur un rendement de 3,24%.

Les amateurs d’obligations d’entreprises peuvent éventuellement se rabattre sur les emprunts émis par Teva Pharmaceuticals, l’une des plus importantes entreprises israéliennes et le premier fabricant mondial de médicaments génériques.

Il y a par exemple cet emprunt Teva Pharmaceutical Finance (une structure de financement du groupe) à maturité 18 décembre 2022 au coupon de 2,95%. L’obligation, libellée par coupures de 2.000 dollars et notée « BBB- » chez Standard & Poor’s, offre actuellement un rendement de 4,97% pour un prix d’achat de 91,33%.

La décote affichée par l’obligation s’explique notamment par les difficultés rencontrées par Teva sur le marché des génériques aux USA. Elles ont forcé le groupe à réviser ses prévisions de résultats, ce qui à fait baisser le cours de l'action en bourse qui se négocie actuellement aux alentours de 20,5 dollars à Wall Street, soit une capitalisation boursière de 21,3 milliards de dollars.

De nombreuses autres entreprises israéliennes sont cotées à Wall Street, à l’instar de Wix, la société à l’origine de la célèbre plateforme internet qui permet de créer et d’héberger des sites web en ligne. Son chiffre d’affaires a explosé ces dernières années, passant de 80 millions de dollars en 2013 à 424 attendus pour 2017. L’entreprise, qui compte 114 millions d’utilisateurs enregistrés, table sur un free cash-flow de 70 millions pour son dernier exercice fiscal. Les chiffres définitifs seront connus le 24 février prochain. Entre-temps, l’action cote aux alentours de 61 dollars à Wall Street, bien au-delà des 16,50 dollars fixés lors de l’introduction sur le Nasdaq le 6 novembre 2013, soit une capitalisation boursière de 2,8 milliards.