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Alan Howard parie sur la crise italienne et empoche des centaines de millions de dollars

Profitant des secousses sur la dette européenne, le fonds géré personnellement par Alan Howard, véritable star de la finance, a généré un return de 36% en mai, permettant au milliardaire britannique d’engranger un gain de plusieurs centaines de millions de dollars.

Alors qu’il avait parié significativement à la baisse contre les emprunts d’Etat italiens, estimant que le risque politique était sous-évalué par les marchés, Alan Howard a su tirer profit du retour de l'instabilité politique dans la zone euro.

Le gérant s’attendait à ce que d'éventuelles élections anticipées et une crise constitutionnelle en Italie ne creusent le spread, c’est-à-dire l’écart de rendement, entre les emprunts d’Etats allemands et italiens.

Un scénario qui s’est révélé exact alors que cet écart allait bondir de 115 points de base début mai à 296 points de base en fin de mois, permettant de booster la performance du fonds.

Lancé l’année dernière par Alan Howard, en vue de gérer sa propre fortune ainsi que celle d’un petit nombre de clients qui lui avait été fidèle malgré plusieurs années de faibles rendements, son fonds a ainsi bondi de 36,4% le mois dernier, portant sa performance à plus de 44% cette année.

Sur la base d’actifs courants totalisant 2,3 milliards de dollars, cela implique un profit d'environ 700 millions de dollars, souligne le Financial Times. Le quotidien financier ajoute que le fonds d’Alan Howard facture une commission de performance de 30% sur ses gains annuels, ce qui signifie qu'il conservera une part importante de ces bénéfices s'il peut les conserver d’ici à la fin de l’année.

"Je suis heureux que la loyauté et la confiance accordées par les investisseurs aient été récompensées par des résultats très positifs", a commenté de son côté Alan Howard.

 

Bridgewater également « short » sur l'Europe

On notera que le fonds géré par Alan Howard n’est pas le seul à parier « contre » l’Europe.

Les positions vendeuses de Bridgewater, plus grand fonds spéculatif au monde, atteindraient selon les calcules des agences Reuters et Bloomberg pas moins de 22 milliards de dollars, sur un total d'environ 160 milliards de dollars d'actifs sous gestion.

Outre des positions vendeuses sur les banques italiennes, dont Intesa Sanpaolo, Bridgewater est également "short" sur de nombreuses sociétés comme Enel et Eni, avec une position atteignant au total de trois milliards de dollars sur l’Italie.