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L’action Casino Guichard au plus bas depuis 22 ans, quid des obligations ?

Une note du bureau d'études américain Bernstein a envoyé l’action Casino Guichard-Perrachon au tapis mercredi, laquelle évolue désormais autour des 32 euros, un plus bas depuis 1996, capitalisant le distributeur français à 3,5 milliards d’euros.

Bernstein, qui a abaissé sa recommandation sur la valeur à « sous-performance » et réduit son objectif de cours de 35 à 26 euros, explique avoir ré-étudié les relations qu’entretient Casino avec ses franchisés français, et l'impact financier qui en découle.

Pour rappel, le distributeur est actif en France sous les enseignes Casino, Monoprix, Franprix, Proximité ou encore LeaderPrice. Au second trimestre, ses ventes y ont progressé de 1,3% à 4,75 milliards d’euros.

Selon l’analyste, "les franchisés ont un impact sensible sur la rentabilité et le cash-flow de Casino. Ils doivent dès lors être pris en compte avec attention pour valoriser l’action de la société". Et Bernstein d’estimer, après ré-évaluation, que l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) de Casino doit être réduit de 152 millions d'euros pour refléter cet impact.

L’intermédiaire se dit en outre préoccupé par l’impact potentiel de cette ré-évaluation sur le refinancement à venir d’une partie de la dette du groupe, les actions Casino servant de collatéral.

Il faut dire que l’endettement du distributeur refait régulièrement la une de l’actualité, tandis que Rallye, maison-mère de Casino, va faire face à des besoins de refinancement très importants.

''Cela implique que le distributeur se montre encore plus généreux en dividendes afin de les assurer. D'autant qu'une grande partie des échéances de Rallye repose sur des actions Casino offertes comme collatéral'', relate le service d’informations boursières AOF.

Casino dément

Face à la pression des marchés, la direction du distributeur est montée au créneau par voie de communiqué, rejetant avec force l'analyse de Bernstein.

« Casino n’a aucune obligation de racheter les magasins transférés aux franchisés, pour ses différentes enseignes comme Franprix ou Leader Price. Dans le scénario très improbable où tous les magasins franchisés devraient être fermés simultanément, le coût exceptionnel pour le groupe serait limité à environ 50 millions d'euros", peut-on lire dans le communiqué.

Au passage, le management en a profité pour confirmer son engagement de réduction de sa dette financière nette en France d'au moins un milliard d'euros cette année. Cet objectif "inclut tous les éléments relatifs aux transactions avec les franchisés", insiste la direction.

5% de rendement annuel en euro

Sur le marché secondaire aussi, la tendance est franchement à la baisse pour les obligations du distributeur.

Ainsi, son obligation remboursable dans sept ans, notée « BB+ » chez Standard & Poor’s, est tombée autour des 91% du nominal, en baisse de quatre points et correspondant à un rendement annuel de 5%.