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Investir en Yuan et obtenir un rendement de 4,40% avec la nouvelle obligation BMW

Alors que la Chine compte désormais pour un quart de ses ventes à l’échelle mondiale, le constructeur haut de gamme BMW vient de lever un milliard de yuans sur le marché obligataire, l’équivalent de 133 millions d’euros.

Souhaitant financer ses activités en Chine et diversifier au passage ses sources de financement, le constructeur munichois vient d’émettre de la dette en yuan qu’il s’engage à rembourser dans trois ans et à rémunérer par un coupon annuel de 4,40%.

Sur le secondaire, l’obligation fraichement émise, nécessitant un investissement d’un million de yuans (+/_ 133.000 euros sur base des derniers taux de change), se traite à un cours indicatif de 101%.

De type senior non-sécurisée, l'émission obtient un rating « A1 » chez Moody’s, dans la catégorie des placements jugés de bonne qualité par l’agence de notation.

Notons que d’autres entreprises européennes ont également sollicité le marché obligataire chinois ces dernières années. C’est le cas par exemple de la société française Air Liquide, mais également de Daimler (Mercedes), concurrent de BMW.

Ce dernier a émis une obligation remboursable dans trois ans, notée « A » chez Standard & Poor’s et affichant un rendement annuel de 4%.

Pour plus d’infirmations sur les possibilités d’investissement dans cette devise, n’hésitez pas à consulter votre délégué commercial chez Goldwasser Exchange.

Lucratif marché chinois

Au même titre que la plupart des autres grands constructeurs européens, la Chine constitue un marché incontournable pour BMW. L’année passée, ce dernier a ainsi écoulé un demi-million de véhicules, chiffre en hausse de 15% sur un an, représentant au passage un quart de l’ensemble de ses ventes.

On rappellera que 2017 fut une année record pour le constructeur allemand. Soutenu par la forte demande pour la Série 1 et les SUV, le groupe également actif sous les marques MINI et Rolls-Royce a vendu 2,09 millions de véhicules, correspondant à plus de 10 milliards d’euros de profits imposables.

Ombre au tableau, en Europe, principal marché du groupe, l’augmentation s’est limitée à 0,9%, pour un total de 1,1 million de véhicules écoulés. De l’avis des observateurs, la vente de voitures « premium », le segment de marché de BMW, aurait atteint un plafond sur le Vieux Continent ainsi qu’aux États-Unis.

Après des années de croissance insolente, il semblerait que les marques premium marquent le pas face aux constructeurs généralistes qui accaparent l'augmentation des ventes. Une croissance soutenue ne serait désormais plus possible qu’en Chine, qui devrait devenir d’ici quelques années, le premier débouché mondial pour les marques premium.

Quid du Yuan ?

En ce qui concerne la devise d’émission de l’obligation sous revue, le Yuan chinois, elle accuse un repli d’environ 2% face à l’euro cette année, contre une perte de 8% face au dollar.

Pour rappel, La Chine, dont les exportations vers le pays de l’oncle Sam se montent à 500 milliards de dollars, est engagée depuis plusieurs mois dans un bras de fer commercial à haut risque avec Washington, bras de fer qui pèse sur l’évolution de sa devise.

Ce jeudi, on apprenait que l'administration Trump a proposé aux négociateurs chinois de lancer un nouveau cycle de discussions, en vue d'éviter l'escalade dans la guerre commerciale.

Selon la presse américaine, ce pas vers la Chine aurait essentiellement été dicté par la pression politique exercée en interne sur le président Trump pour qu'il mette un frein à sa politique protectionniste.

Cette dernière commence en effet à avoir des répercussions outre-Atlantique, notamment sur les entreprises. Un mauvais signal avant les élections de novembre, au cours desquelles son parti républicain risque de perdre le contrôle du Congrès.

 

Source

Le Figaro, Guerre commerciale : les États-Unis tentent de relancer le dialogue avec Pékin