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Baisse de régime pour les obligations Jaguar Land Rover

Jaguar Land Rover a l’intention d’arrêter durant deux semaines la production à l’usine de Solihull, au Royaume-Uni. L’annonce a provoqué un net recul des emprunts du constructeur automobile sur le marché secondaire.

Émise il y a quelques jours, l’obligation Jaguar Land Rover Automobive Plc  d’une maturité égale au 15 janvier 2026 et d’un coupon de 4,5%, a perdu trois points. Elle est désormais disponible à 94,6% du nominal, correspondant à un rendement de 5,41%.

La souche obligataire à échéance janvier 2024 et d’un coupon de 2,2% a reculé de 2,6 points à 91,3% du nominal, de quoi tabler sur une rémunération de 4,07%.

Ces deux obligations sont notées « BB » chez Standard & Poor’s, dans la catégorie spéculative.

Propriété de l’indien Tata Motors, Jaguar Land Rover a mis en avant la faiblesse de la demande en Chine pour justifier la mise à l’arrêt temporaire de sa chaîne de production. La modification des tarifs douaniers en juillet et les négociations en cours sur des accords commerciaux potentiels ont freiné les considérations d'achat, a expliqué la firme britannique dans un communiqué.

Le constructeur a enregistré une baisse (en rythme annuel) de 46,2% de ses ventes sur le seul marché chinois en septembre. Le recul est plus limité au Royaume-Uni (-0,8%), en Europe (-4,7%) et en Amérique du Nord (-7%).

Globalement, ses ventes ont rétrogradé de 12,3% le mois passé à 57.114 véhicules, malgré une solide performance commerciale de ses nouveaux modèles incluant le Range Rover Velar, le Jaguar I-Pace et le E-Pace. Ils ont permis de freiner la performance commerciale plus molle du Range Rover Evoque ou du Land Rover Discovery Sport, plus anciens.

La réaction du marché peut s’expliquer aussi par la sensibilité accrue des investisseurs face aux mauvaises nouvelles.

Rappelons que le constructeur britannique a été contraint lors du placement de son emprunt à échéance janvier 2026, mi-septembre, de revoir à la baisse le montant total levé et de proposer un coupon plus généreux. Deux facteurs qui laissent penser que le marché est devenu plus sélectif et qu’il a récupéré une certaine influence à l’égard des émetteurs, pour obtenir de leur part un meilleur rendement face au risque.