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Rebond des emprunts Jaguar Land Rover, l'obligation 2026 disponible à 94% du nominal

Malgré l’avertissement de Standard & Poor’s qui vient de placer sous surveillance négative la note des emprunts Jaguar Land Rover, les obligations du constructeur ont rebondi ces dernières heures sur le marché secondaire.

A titre d’exemple, l’emprunt placé en septembre dernier, remboursable dans huit ans et assorti d’un coupon fixe de 4,50%, vient de voir son cours reprendre quatre points à 94% du nominal. Le rendement annuel de cette obligation, nécessitant une mise de fonds de 100.000 euros, demeure pour l’heure toujours au-dessus de 5,50%.

Egalement libellé en coupure de 100.000 euros, l'emprunt remboursable dans six ans au coupon fixe de 2,20% est lui aussi orienté à la hausse avec un cours indicatif de 92% du nominal, correspondant à un rendement annuel de 3,87%.

Visiblement, les investisseurs s’attendaient à ce que la sanction de Standard & Poor’s soit plus sévère, elle qui vient d’annoncer avoir placé sous « Credit Watch » avec « implication négative » la note spéculative « BB » qu’elle attribue aux emprunts émis par la firme de Coventry.

Dans un communiqué, les analystes de l’agence soulignent que l’aversion croissante du marché automobile pour les moteurs diesel, conjuguée au repli inattendu des ventes de voitures en Chine, ont rendu les ventes du constructeur inférieures aux attentes au deuxième et troisième trimestres.

On rappellera à ce titre que les diesels constituent quelque 90% des ventes du groupe et que JLR se voit logiquement impacté par le climat de défiance, en Europe tout du moins, à leur égard, tandis que les ventes en Chine ont décliné de 46,2% en septembre, sur fonds d'incertitudes persistantes liées aux tensions commerciales.

Standard & Poor’s justifie également sa perspective négative de par les inquiétudes grandissantes entourant l’issue du Brexit et qui exposent la filiale de TATA Motors à élaborer et mettre en œuvre des plans d’urgence, dont le coût potentiel n’a pas encore été estimé.

Il y a quelques semaines, on se souvient que le patron de la firme avait expliqué qu’un mauvais accord sur le Brexit pourrait entraîner la destruction de dizaines de milliers d’emplois dans le secteur automobile britannique, ajoutant ne pas savoir si les usines du groupe pourraient fonctionner au lendemain de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne.

Dans l’éventualité d’un « hard Brexit », comprenez par là un Brexit sans sortie avec accord entre gouvernements, le constructeur vient d’inaugurer en avance sur le calendrier son usine de Nitra en Slovaquie, où la direction a l’ambition de produire, dans un premier temps, 100.000 véhicules par an.