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General Electric, la chute d’un géant

General Electric ne cesse de chuter à Wall Street, au point de se voir évincer du Dow Jones. Plombé par des erreurs de vision stratégique, et empêtré de surcroît dans une lourde dette, le conglomérat industriel n’a d’autre choix aujourd'hui que de se séparer d’actifs pour subsister.

Fondé en marge de la révolution industrielle par Thomas Edison, l’un des pionniers de l’électricité, General Electric fut des décennies durant le symbole de la toute puissance industrielle américaine, salué pour la stabilité de son management et sa capacité à se réinventer.

Des temps qui semblent aujourd’hui bien lointains, alors que la société vient d’annoncer une baisse drastique de son dividende, signe outre-Atlantique d’une entreprise qui va mal. L’évolution de son cours de bourse est à l’avenant, divisé par quatre en l’espace de deux ans, tandis que le Dow Jones progressait lui de 30% sur la période.

Pour certains, c’est le modèle de grand conglomérat à l’ancienne, présent sur une multitude de secteurs (énergie, banque, infrastructure, transport…) qui ne convient plus à l’économie actuelle, où les grands groupes se voient attaquer sur des marchés de niches par de petites start-up.

En outre, General Electric paie le prix fort de mauvais choix stratégiques. Suite à la crise financière, la direction décide de sortir d’un secteur bancaire qu’elle juge trop peu régulé pour se recentrer sur ses activités principales que sont les moteurs d’avion, les appareils médicaux et l’énergie.

Dans cette optique, elle se porte acquéreur il y a trois ans de la division « énergie » du français Alstom, division qui fabrique des turbines à gaz, éléments moteurs de la production d’électricité d’une centrale électrique.

Or, le marché des turbines à gaz s'est depuis lors effondré. En cause: l’électricité qui reste majoritairement produite par des centrales nucléaires et au charbon, évolution que n’a manifestement pas anticipé le management de l’époque.

Se voyant également pénalisé par la chute des prix de l'électricité de gros, General Electric annonce au titre du troisième trimestre une perte sèche de 22,8 milliards de dollars, largement imputable à sa division énergie.

Urgence à réduire la dette

C’est dans ce contexte tendu que Larry Culp, 55 ans, est nommé début octobre PDG du conglomérat et annonce comme première grande décision une baisse drastique du dividende (un cent contre 12 promis). Tout un symbole pour le monument de Wall Street, qui n’avait réduit qu’a trois reprises depuis la Grande dépression de 1929 la rémunération de ses actionnaires.

Le nouveau directeur général a par ailleurs avisé s’employer de toute urgence à vendre des actifs pour stabiliser la situation et faire baisser une montagne de dettes, totalisant près du double de la capitalisation boursière de l’entreprise.

Dans l’espoir de rassurer les marchés, le conglomérat a ainsi lancé un vaste plan de restructuration, comprenant la suppression de milliers d’emplois et des cessions d’actifs pour 17 milliards de dollars.

Pour le moment, ces annonces peinent à stabiliser le cours de l’action qui est passé dernièrement sous la barre des huit dollars, une première depuis mars 2009, les courtiers de de Wall Street émettant notamment des doutes sur le niveau de liquidités du groupe.

Interrogé sur CNBC, Larry Culp avait indiqué à ce sujet n’avoir pas de projet d'augmentation de capital, estimant infondées les inquiétudes au sujet du niveau de la trésorerie.

Le plus gros de la purge est-il passé ?

On notera que le cours actuel de 7,84 dollars est légèrement inférieur au consensus de cours à douze mois des analystes.

Sur les vingt analystes qui suivent la valeur et qui sont répertoriés par l’agence Bloomberg, neuf conseillent de l’acheter, douze de la conserver et trois préconisent de la vendre.

 

Le courtage sur cette action est réduit à 0,40% pour tout achat d'une contrevaleur de minimum 10.000 euros, réalisé avant la fermeture des marchés le 23/11 à 17:30.

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Source

La croix, General Electric, le déclin d'un fleuron