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Le point sur l’obligation Altice Luxembourg 6,25% - 2025

Les investisseurs restent particulièrement attentifs à la moindre information évoquant l’avenir du groupe Altice et ses filiales. Un article du magazine français Challenges l’a encore démontré récemment.

L’hebdomadaire économique a relancé le 11 janvier les rumeurs sur un possible mouvement de consolidations dans le secteur des télécoms en Europe, en évoquant une rencontre discrète au sommet entre Free et Altice, plus précisément entre Dexter Groei, CEO d’Altice USA (pendant d’Altice Europe) et bras droit de Patrick Drahi (propriétaire d’Altice), et Thomas Reynaud, directeur général d’Iliad-Free. Les deux hommes ont été aperçus déjeunant ensemble dans un restaurant parisien.

La rencontre entre ces deux hommes, qui n’a fait l’objet d’aucun commentaire officiel,  est loin d’être anodine, alors que les deux hommes se connaissent notamment par leur passé de banquiers d’affaires et que tous les deux ont la réputation d’être de « deal maker » (faiseur de deals), écrit Challenges. Il n’en fallait pas plus pour relancer les spéculations sur un rapprochement entre SFR (filiale et principal actif d’Altice Europe) et Iliad (propriétaire de Free). Les discussions en vue d’une consolidation dans le secteur télécom en France auraient-elles repris, s’interroge Challenges.

L’article publié le 11 janvier a brièvement dynamisé le cours de l’action Altice Europe à la Bourse de Paris, laquelle a reculé depuis lors ramenant la capitalisation boursière à 3,15 milliards d’euros.

Altice Europe qui s’est construit au fil des années grâce à une politique d’acquisition financée massivement par la dette est sous la pression des marchés pour réduire celle-ci. Le groupe télécom procède d'ailleurs régulièrement à des cessions d'actifs pour alléger son fardeau.

Au niveau des agences, Moody’s a abaissé début décembre les ratings du groupe et de ses filiales de financement.

Pour ne citer qu’elle, l’entité Altice Luxembourg S.A a été dégradée d’un jalon au niveau B2 contre B1 et ses obligations seniors non garanties à Caa1 contre B3. La perspective est négative pour l’ensemble des ratings, a précisé Moody’s.

Parmi les obligations émises par Altice Luxembourg SA, il y a notamment cette souche obligataire d’une maturité égale au 15 février 2025 assortie d’un coupon de 6,25%. Les derniers prix observés sur le marché secondaire tournent autour de 80% du nominal, soit un rendement (brut annuel) de l'ordre de 11%. Du très très haut rendement donc, synonyme aussi de risque particulièrement élevé.