Goldwasser Exchange

+32 (0)2 533 22 40
Du lundi au vendredi de 8h30 à 18h

Accès client

"Maladies rares" et marchés émergents, moteurs de bons résultats pour Sanofi

La multinationale pharmaceutique française a communiqué un bénéfice par action conforme à ses attentes. Un résultat porté avant tout par la division Sanofi Genzyme, dédiées aux maladies rares et aux médicaments pour l'oncologie. Les marchés émergents enregistrent les meilleures ventes. L'endettement progresse mais Sanofi est solide.

Sanofi a donc annoncé une croissance de son bénéfice net par action (BNPA), à taux de change constant, de 5,1% en 2018, dans la fourchette de ses prévisions.

Le cinquième groupe pharmaceutique mondial anticipe que cette croissance se maintiendra dans la fourchette entre 3 et 5% ( à taux de change constant) sauf imprévus majeurs.

Ce résultat a été atteint grâce à un chiffre d’affaires de 34,46 milliards d’euros, en progression à taux de change (+ 2,5%). Ce sont surtout les ventes de la division Sanofi Genzyme (Maladies rares, oncologie et maladies immunitaires) qui fortement progressé de 31%. L’activité Diabète & Cardiovasculaire a quant à elle nettement reculé (-13,8%).

Sur le plan géographique, les meilleures ventes ont été réalisées dans les marchés émergents, avec un chiffre d’affaires en progression de 7,5% à comparer avec une quasi-stabilité aux États-Unis et en Europe. 

En 2018, d’importants lancements ont été réalisés, notamment de médicaments à portée dermatologique (Dupixent, Libtayo et Cablivi)  et aux USA, l’impact des pertes d’exclusivité s’atténue, explique Olivier Brandicourt, directeur général de Sanofi, cité dans le communiqué des résultats. Il ajoute que les acquisitions récentes de Bioverativ et d'Ablynx, spécialisés dans la biotechnologie, établissent les fondements d’une franchise dans les maladies hématologiques rares de premier plan et renforcent les capacités de recherche biologique de Sanofi dans ces domaines.

Ces acquisitions (Bioverativ et Ablynx) expliquent en partie la progression de l’endettement de la société pharmaceutique. La dette nette est en effet passée de 5,16 milliards d’euros à fin décembre 2017 à 17,63 milliards d’euros au 31 décembre 2018. A mettre en regard d’une capitalisation boursière de l’ordre de 93 milliards d’euros, mais  surtout d'un résultat opérationnel de € 8,466 milliards à fin 2018 (source Bloomberg). 

Sanofi bénéficie d'ailleurs de bons ratings à long terme  : A1 chez Moody’s et AA chez Standard & Poor’s, avec perspective stable. 

La dette brute est majoritairement composée d’emprunts obligataires, dont cette obligation libellée en dollar (risque de change) arrivant à échéance en juin 2023 assortie d’un coupon de 3,375%. Libellée par coupures de 2.000, elle peut être achetée sur le marché secondaire à 101,60% du nominal, correspondant à un rendement proche de 3%.