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Un coupon de 3,375% pour la nouvelle obligation ORANO à sept ans en euro

Les nouvelles émissions s’enchaînent ces derniers jours, permettant à la sélection d’Oblis de s’enrichir. Au programme ce mercredi : Orano, ancienne division d’Areva, centrée sur le cycle du combustible nucléaire.

Lors de la présentation de ses résultats annuels début mars, Orano, du nom de cette entreprise spécialisée dans l'extraction, la concentration, le raffinage, la conversion et l'enrichissement d'uranium, avait indiqué par la voix de son directeur financier qu’elle devrait faire appel au marché des capitaux.

Moins d’un mois plus tard, c’est chose faite pour la société qui vient d’émettre 750 millions d’euros dans le cadre du refinancement de sa dette.

Pour ce faire, l’entreprise française au chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros a proposé un rendement à l’émission de 3,50%, sur base d’un pricing réalisé sous le pair.

Nécessitant une mise de fonds de 100.000 euros, cette obligation senior non-sécurisée est notée  « BB+ » chez Standard & Poor’s, soit le meilleur rating de la catégorie des obligations spéculatives et un cran en dessous des placements jugés de qualité solide par l’agence. 

Signalons qu'à la fermeture des carnets d’ordres, la demande atteignait deux milliards d’euros pour cette obligation qui se traite dans les premiers échanges à un cours proche du pair, pour un rendement avoisinant 3,30%.

Notons que le groupe a lancé en parallèle une offre de rachat partiel portant sur les souches obligataires à échéance 2023 et 2024 émises par Areva et transférées à Orano dans le cadre de la restructuration du groupe Areva. Cette offre de rachat partiel a débuté le 9 avril 2019 et s’achèvera le 16 avril 2019.

Ces opérations ont pour objectif de renouveler le dispositif de financement à long terme du groupe et d’optimiser le profil de sa dette.

A propos d’Orano

Comptant 16.000 collaborateurs en France et à l’international, Orano valorise les matières nucléaires.

L’ancienne division d’Areva développe en ce sens des produits et services qu’elle qualifie de « à forte valeur ajoutée » sur l’ensemble du cycle du combustible nucléaire, allant des matières premières au traitement des déchets, et qui contribuent à la production d’une électricité bas carbone, souligne le groupe.

Dans un contexte mondial délicat pour la filière nucléaire, Orano a vu ses revenus reculer de 5,9% en glissement annuel à 3,6 milliards d'euros, après avoir déjà lâché près de 11% un an plus tôt.

Un repli lié à un carnet de commandes qui peine à se rétablir, alors que les acteurs du nucléaire cherchent à étaler leurs investissements et réduire leurs coûts, souligne Les Echos.fr

Si Orano a signé l'an dernier pour près de deux milliards d'euros de nouveaux contrats, son carnet de commandes a été ramené sous les 32 milliards.

II reste malgré tout soutenu par des contrats de très long terme, notamment dans la fourniture d'uranium ou le recyclage de combustibles usés pour le compte d'EDF.

Objectif atteint en terme de cash-flow

On notera que pour la direction, l’objectif prioritaire en 2018 était de générer un cash-flow disponible positif. Le contrat semble être rempli et même dépassé puisqu'il s’établissait à 158 millions d'euros.

Pour rappel, un cash-flow disponible négatif aurait signifié qu'il y a plus d'argent qui sort de l'entreprise qu'il n'en rentre, un peu comme un ménage qui dépense plus qu'il ne gagne, ce qui l'oblige à emprunter s'il ne dispose pas des fonds pour pallier le différentiel.

Une performance réalisée selon le directeur général d'Orano, Philippe Knoche, « grâce à la bonne dynamique opérationnelle à la fois dans les mines et dans l'enrichissement, avec des clients qui nous font confiance dans une situation de marché difficile ».

Conjugué à l'encaissement de la participation des industriels japonais MHI et JNFL pour un demi-milliard d’euros dans l'augmentation de capital d'Orano, le cash-flow a permis de faire passer la dette de l’entreprise de 3 à 2,3 milliards en fin d’année.

Côtés prévisions, compte tenu d’un contexte mondial toujours difficile pour le nucléaire, les revenus devraient être à l’équilibre en 2019 cette année, avant de croître à partir de 2020, prévoit le management.