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Tesla dans le dur à Wall Street, quid de son obligation 2025 ?

Tesla a connu un nouvel accès de faiblesse fin de semaine passée à la bourse de New-York, sur fonds de livraisons non seulement inférieurs aux attentes mais aussi en baisse en glissement trimestriel. Oblis revient sur l'évolution de l'obligation que le constructeur doit rembourser en 2025.

Pionnier de la voiture électrique (de luxe), Tesla a livré seulement 63.000 véhicules durant les trois premiers mois de l’année, soit 31% de moins en glissement trimestriel. C’est aussi nettement moins que les 76.000 unités sur lesquelles tablaient les estimations consensuelles.

« Compte tenu de l’augmentation importante des livraisons en Europe et en Chine, conjuguées aux difficultés auxquelles nous avons été confrontées pour la première fois, nous n’avons pu livrer en date du 21 mars que la moitié des volumes du trimestre », a reconnu la firme californienne, ajoutant avoir toutefois été en mesure d’accélérer la cadence en toute fin de trimestre.

Une fois de plus, la firme californienne a donc manqué ses objectifs, ravivant les inquiétudes sur la fragilité financière du constructeur fondé et dirigé par Elon Musk.

La banque d’affaires américaine JP Morgan, qui a réduit son objectif de cours sur l’action à 200 dollars contre 215 dollars précédemment, redoute notamment que « les résultats financiers du premier trimestre ne se traduisent par moins de revenus, moins de marges et moins de trésorerie ».

A Wall Street, la publication des chiffres de livraison a été immédiatement sanctionnée par une chute de 9,75% du titre jeudi passé. Le cours s'est quelque peu repris entre temps et l'action se traite désormais à 272 dollars, contre 375 dollars à la mi-décembre.

Assurer la cadence de livraison aujourd’hui, celle de la production hier, Tesla peine donc à devenir un constructeur de masse.

En ce qui concerne le Model 3, le modèle le plus abordable de la marque qui doit justement transformer Tesla en un constructeur généraliste, la firme n’en a livré que 50.900 unités contre 54.600 attendues.

Rappelons que le succès de cette voiture à la pointe de la révolution technologique n’est pas à démontrer. En Belgique, le Model 3 a d’ailleurs propulsé Tesla à la première place des ventes de voitures électriques en février, avec 198 unités écoulées.

Réservée au marché américain dans un premier temps, cette voiture, beaucoup plus accessible que les autres modèles de la marque plus luxueux, est désormais commercialisée dans le monde en entier. Or, elle sort d’une seule usine californienne, à Fremont, ce qui complique sérieusement son acheminement en Europe et en Chine, résume le Figaro.

8% de rendement annuel en dollars

Sur le marché obligataire, rappelons que Tesla est présent au détour d’une émission remboursable dans six ans, accessible par coupures de 2.000 dollars

Il est possible de se positionner sur cet emprunt senior-non sécurisé à un cours indicatif de 86% du nominal, de quoi tabler sur un rendement annuel de l'ordre de 8%.

Un niveau de rendement pour le moins élevé exigé par les investisseurs pour bien vouloir détenir de la dette émise par la firme californienne, reflété d’ailleurs par la noté spéculatif « B- » attribuée par Standard & Poor’s.