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Mylan, le spécialiste américain des génériques sous pression

Mylan a touché un plus bas de six ans et demi ce mardi à la bourse de New York. Outre des ventes qui restent sous pression, le management n’a pas fourni d’informations supplémentaires quant à la refonte de sa stratégie, pourtant promise à plusieurs reprises.

Sale temps pour les génériques. Après Teva qui est resté dans le rouge au premier trimestre, son concurrent Mylan a lui aussi fait part d’une baisse de ses ventes au premier trimestre.

En Amérique du Nord, celui qui détient notamment en portefeuille l'antiseptique iso-Betadine a vu ses revenus baisser de 6% en glissement annuel à 922 millions de dollars. Le chiffre d'affaires global de la firme basée à Pittsburgh a reculé de 7% à 2,5 milliards de dollars, lui aussi inférieur à la prévision moyenne des analystes.

Dans son communiqué d’entreprise, le management souligne que le groupe fait face à plusieurs vents contraires, dont les principaux sont la vigueur du dollar, la concurrence accrue qui fait pression sur les prix et des problèmes de fabrication.

Le groupe a annoncé une perte nette de 25 millions de dollars contre un bénéfice de 87,1 millions de dollars un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice ressort tout de même au-dessus des attentes.

Dans ce contexte de faible croissance, les investisseurs attendaient d’en savoir plus sur la refonte de la stratégie de la société annoncée en août dernier.

Alors qu’il avait indiqué en février, lors de sa précédente publication trimestrielle, que cet examen stratégique était presque terminé, le management n’a pas fourni les informations attendues, se limitant à dire que « le comité stratégique travaillait énormément », ce qui a fait plongé l’action Mylan de 23%, sa plus forte baisse depuis juin… 2000.

Rendements obligataires en hausse

Toujours en marge de la présentation des résultats, Ken Parks, directeur financier de l’entreprise, a annoncé que Mylan comptait rembourser pour 1,1 milliard de dollars de dette cette année.

La société, dont le siège social est situé à Canonsburg, en Pennsylvanie, avec une adresse légale en Angleterre, affiche une dette à long terme d’un peu plus de 13 milliards.

Un endettement qui est le fruit notamment du rachat bouclé il y a quelques années de Meda, l’entreprise suédoise qui fabrique notamment l’Iso-Betadine.

Parmi les nombreuses obligations en circulation sur le secondaire, celle que Mylan doit rembourser dans sept ans peut être achetée à un cours de 95% du nominal.

Sur base de cette décote et d’un coupon fixe de 3,95%, l’investisseur peut tabler sur un rendement de 4,86%.

Sur une plus longue échéance, l’obligation que Mylan s’engage à rembourser en 2043 permet de tabler sur un rendement de près de 6%, sur base d’un cours ici aussi nettement inférieur au pair.

Les obligations 2023 et 2028, répertoriées dans notre sélection, sont également disponibles à l’achat sous la pair.

Notons que Standard & Poor’s attribue un rating « BBB- » à la dette senior non sécurisée du drugmaker, le dernier cran donc de la catégorie des placements jugés de bonne qualité par l’agence de notation.