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L’obligation Tesla reprend 8 points mais cote toujours sensiblement sous le pair

Enfin une bonne nouvelle pour la firme californienne. Alors qu’elle traversait l’une des pages les plus sombres de son histoire, Tesla a rassuré en dépassant les attentes de production au second trimestre de l’année. Les investisseurs attendent maintenant de voir si cela se traduit dans les résultats financiers.

Les chiffres trimestriels communiqués ce lundi par Tesla auront plus que probablement redonné le sourire aux équipes de production.

Comme l’avait martelé l’emblématique patron de la marque Elon Musk, suscitant au passage le scepticisme des analystes, l’ambition de livrer 90.000 véhicules au second trimestre a été atteinte.

Un objectif qui plus est dépassé puisque 95.200 véhicules ont été livrés à leur heureux propriétaires (dont 77.550 unités du Model III sensé propulser Tesla en un producteur de masse), un record.

Autre record : le nombre de voitures manufacturées sur un seul trimestre : 87.048 pour être précis.

Comparativement au deuxième trimestre de l’année passée, la firme californienne a donc plus que triplé ses livraisons, tandis que la hausse atteint 50% en regard du premier trimestre de l’année.

On notera que les USA demeurent le marché numéro de Tesla. En Europe, où les livraisons de la Model III ont débuté en janvier, le groupe a noté une nette augmentation des immatriculations en juin, gagnant du terrain sur des marchés propices à la voiture électrique comme la Norvège et les Pays-Bas.

Fin d'année prolifique ?

Dans un document boursier, le management se dit bien positionner pour continuer à augmenter la production totale et les livraisons durant le trimestre: ‘les commandes générées au cours du trimestre ont dépassé les livraisons. Nous entamons donc le troisième trimestre avec une augmentation de notre carnet de commandes’.

Et Tesla de viser désormais l’objectif de 100.000 livraisons pour le trimestre en cours, de quoi laisser entrevoir une fin d’année prolifique.

On rappellera que les trois premiers mois de l’année s’étaient révélés catastrophiques pour la marque de luxe, qui avait essuyé une perte de 700 millions de dollars. Les inquiétudes et les notes alarmistes des analystes s’étaient alors enchainées, entraînant une baisse de plus de 30% de l’action cotée à New York.

Outre la détérioration de la situation financière au premier trimestre, les départs à répétition de responsables-clés évoqués dans la presse avaient également été de nature à refroidir les investisseurs.

Le fait que l'entreprise continue de brûler beaucoup de cash, et que la montée en puissance des constructeurs traditionnels est attendue à terme,

Une chose est sure, Tesla est en tout cas parvenu à tirer son épingle du jeu dans un marché de l’automobile en ralentissement un peu partout à l’échelle du globe. Au premier semestre, la plupart des constructeurs "classiques" comme General Motors, Fiat Chrysler, Toyota ou encore Nissan et Honda ont tous vu leurs ventes reculer aux Etats-Unis.

Selon Cox Automotive, société américaine connue pour ses solutions pour concessionnaires automobiles, les ventes outre-Atlantique devraient reculer cette année à 16,8 millions d’unités contre plus de 17 millions l’année dernière.

On peut toutefois penser que si la Banque centrale américaine baisse ses taux comme certains le pensent, des taux de financements moins chers pourraient venir soutenir les achats aux ventes de voitures, dans un pays ou l’achat à crédit est roi.

7% de rendement en dollar

Si la montée en puissance de la cadence de production a satisfait la bourse de New York, où Tesla reprenait jusqu’à 8% en cours de séance mercredi, les investisseurs se sont repositionnés également à l’achat sur l’émission obligataire que la firme californienne doit rembourser dans six ans.

L’annonce en mai dernier que les chiffres du second trimestre seraient positifs avait déjà poussé à la hausse le cours de cette obligation, qui s’affiche actuellement sur les écrans à 89% du nominal, soit un gain mensuel de huit points.

En parallèle, le rendement à l'échéance se voit ramené à 7,60%. Il s'agit naturellement d'un niveau de rémunération élevé, reflété par ailleurs par la note spéculative « B- » attribuée par Standard & Poor’s.

Pour voir une détente plus nette des rendements, il faudra que l'amélioration observée en termes de production se concrétise dans les états financiers et que Tesla trouve enfin le chemin de la rentabilité.