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Une nouvelle obligation par coupures de 1.000 euros pour Thyssenkrupp

La trêve estivale a pris fin sur le marché primaire obligataire avec le retour de plusieurs émetteurs, dont le sidérurgiste allemand Thyssenkrupp et sa nouvelle obligation libellée par coupures de 1.000 euros.

Thyssenkrupp a collecté un milliard au détour de cet emprunt ‘senior non garanti’ à échéance 6 mars 2023 et rémunéré par un coupon de 1,875%. Emis avec une légère décote – le prix d’émission a été fixé à 99,63% -, l’obligation, qui a suscité « un grand intérêt de la part des investisseurs » selon le groupe allemand, est désormais disponible sur le marché secondaire. Les prix sont bien orientés, mais toujours aux alentours du pair, de quoi tabler sur un rendement de 1,78% pour un rating ‘BB’ chez Fitch Ratings.

C’est la deuxième levée de dette de Thyssenkrupp cette année sur le marché obligataire, après l’opération réalisée en février 2019. Le groupe allemand avait alors levé 1,5 milliard d’euros à rembourser au plus tard le 22 février 2024.

Le nouvel emprunt complète la gamme des échéances comprises entre 2020 et 2025. Le sidérurgiste a par ailleurs remboursé par anticipation, le 25 juillet, son emprunt émis en 2014 d’une taille de 1,5 milliard d’euros et au coupon de 3,125%.

IPO d’Elevator Technology pour relancer le groupe

Basé à Essen et Duisburg en Allemagne, Thyssenkrupp est un conglomérat industriel diversifié au rayonnement international, employant plus de 161.000 personnes et réalisant un chiffre d’affaires de 43 milliards d’euros, pour une capitalisation boursière tournant autour de 6,6 milliards d’euros.

La combinaison complexe d’actifs disparates (449 sociétés dans 78 pays), résultant de la volonté du groupe de se diversifier au-delà de la sidérurgie, rend toutefois le groupe difficile à gérer. C’est en tout cas l’avis de certains des membres présents au capital, notamment le fonds activiste Cevian Capital, son deuxième plus important actionnaire, qui plaide depuis des années pour une simplification d’un empire présent dans la fabrication des ascenseurs, l’acier, les pièces automobiles, les navires de guerre, les sous-marins, les usines chimiques…

Après avoir renoncé à son projet de scission et échoué à fusionner sa division acier avec les activités européennes du sidérurgiste indien Tata Steel, le CEO Guido Kerkhoff, dans un contexte industriel difficile marqué notamment par le net ralentissement du secteur automobile, a présenté un projet de réorganisation. Celui-ci passe par des suppressions d’emploi, la mise en Bourse de la division dédiée aux ascenseurs (Elevator technology est l’activité la plus rentable) et par de nouvelles pistes pour les divisions restantes, notamment les ressorts et stabilisateurs, l’ingénierie de systèmes et l’acier haute résistance.

L’IPO des ascenseurs devrait intervenir au début de l’année prochaine. Kerkhoff a toutefois indiqué qu’il examinerait d'éventuelles marques d'intérêt. En mai, l’agence Reuters avait indiqué que le concurrent Kone étudiait une offre d’achat de la division ascenseurs.

Sources

Les communiqués de Thyssenkrupp

Thyssenkrupp CEO’s last roll of the dice : sell the family silver (Reuters.com)