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Ineos: les obligations en euro sous le pair

Les emprunts du géant suisse de la chimie Ineos se sont stabilisés depuis leur correction début juillet. Libellés en euro, ils se traitent pour la plupart sous le pair.

C’est le cas de l’obligation remboursable en 2025 qui peut être achetée à 97% du nominal, portant son rendement à l’échéance à 2,72%. L’émission arrivant à maturité en 2026 affiche pour sa part un rendement de 3,30%, sur base d’une décote de 96% du nominal.

Nécessitant une mise de fonds de 100.000 euros, ces deux titres sécurisés de premier rang sont notés « BB+ » chez Standard & Poor’s, à un cran donc de la catégorie des placement jugés de qualité solide.

Ils se traitaient encore au-dessus des 100% du nominal début juillet, avant que la publication d’un avertissement sur résultats de BASF, fleuron de l’économie allemande et leader mondial du secteur, ne vienne plomber la tendance.

En outre, Ineos a manifestement pâti de la dégradation des indices manufacturiers aux Etats-Unis, une dégradation susceptible de générer un impact négatif sur la demande future d’oléfines (dérivés du pétrole) et de polymères.

La hausse des rendements obligataires traduit par ailleurs une dégradation du ratio d’endettement de l’entreprise chimique, note l'analyste Spread Research. Au quatrième trimestre de l’année passée, son ratio de dette nette sur Ebitda s’élevait à 1,9x, contre 2,8x à la fin du premier semestre.

En février, le groupe a versé un dividende de 1,45 milliard d’euros à ses actionnaires qui a visiblement pesé sur les standards de crédit du groupe.

A propos d’Ineos

Fabricant mondial de produits pétrochimiques, de produits de chimie de spécialités et de produits pétroliers, Ineos est présent dans 26 pays à travers 168 sites de production. Le groupe, qui compte 21.000 employés, a bouclé son dernier exercice annuel sur un chiffre d’affaires de 60 milliards de dollars.

En début d’année, la société dirigée par Sir Jim Ratcliffe s’est fait remarquée chez nous en annonçant sa décision d’investir trois milliards d’euros dans le port d’Anvers, l’un des plus gros investissements jamais réalisés par l’industrie chimique sur le vieux continent.

Ineos compte y construire un craqueur d’éthane et une usine de déshydrogénation du propane pour produire de l’éthylène et du propylène, des matières de base de produits chimiques utilisés dans des secteurs aussi divers que l’automobile, la construction, le textile, les cosmétiques ou la pharmacie.

Côté résultats, le dernier trading update communiqué par l’entreprise cet été a fait état d’un résultat brut d’exploitation (Ebitda) de 501 millions d’euros au second trimestre, en repli de 26% sur un an.

Si le marché nord-américain a été solide et si les conditions de marché en Europe sont restées généralement bonnes, les marchés asiatiques ont connu une certaine faiblesse au cours du trimestre, a expliqué Ineos, sans fournir plus de détails.

Le groupe a rapporté une dette nette de 5,6 milliards d’euros à fin juin contre approximativement 4,3 milliards à fin décembre 2018.

Source

L’Echo, "Sans le gaz de schiste, nous ne pourrions pas investir 3 milliards à Anvers" (Ineos)