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ZF, nouveau nom sur Oblis, émet quatre obligations en euro

Numéro 3 mondial du secteur, l’équipementier automobile allemand ZF Friedrichshafen, à la pointe de la conduite semi-automatisée, a mené tambour battant une émission multi-tranches de 2,7 milliards d’euros. But de l’opération : financer le rachat de son concurrent américain Wabco annoncé en mars dernier.

Dans la foulée d’un mois de septembre déjà bien chargé, l’activité sur le primaire fut soutenue durant la première quinzaine d’octobre. Cette ardeur s’explique notamment par le fait que les entreprises entrent dans la période de « black-out », qui correspond aux deux semaines précédant la publication de leurs résultats trimestriels.

Parmi les émetteurs à avoir sollicité le marché des capitaux ces derniers jours, on retrouve donc ZF Friedrichshafen, fournisseur mondial de technologie de boîtes de transmission et de châssis, qui a sollicité le marché via sa holding ZF Europe Finance.

On retiendra que l’emprunt de ce groupe, qui se veut également à la pointe de la conduite semi-automatisée, s'est déroulé dans d’excellentes conditions de marché, matérialisées par une prime d’émission plus faible que prévu et une forte demande (plus de neuf milliards).

De quoi réconforter le management, pour qui « le vif intérêt des investisseurs traduit leur confiance dans sa stratégie, et singulièrement dans le rachat de Wabco ».

3% pendant dix ans

Au sein l'émission multi-tranche du groupe, l’obligation remboursable dans dix ans permet à l'épargnant de tabler sur un rendement à l’échéance supérieur à 3%, sur base d’un cours inférieur au pair.

Nécessitant une mise de fonds de 100.000 euros, elle bénéficie d’un rating de bonne qualité chez Standard & Poor’s (BBB-), soit le dernier cran de la catégorie investissement.

ZF invente le véhicule du futur 

Comptant plus de 71.000 employés actifs sur 125 sites de production dans 26 pays, ZF Friedrichshafen fournit le secteur automobile ainsi que les industries ferroviaire, navale, aéronautique et agricole.

Evoqué précédemment, le rachat de Wabco (spécialiste des systèmes de freinage pour véhicules industriels) doit propulser la société au rang de numéro 3 mondial des équipementiers automobiles, derrière Continental et Bosch, sur un podium se voulant désormais à 100% allemand.

L'acquisition de son concurrent américain doit également lui permettre de se renforcer dans les systèmes d'aide à la conduite, en prévision de l'essor des véhicules autonomes, dont les poids lourds.

ZF Friedrichshafen, qui table sur un revenu annuel compris entre 36 et 37 milliards d’euros cette année, explique d’ailleurs vouloir façonner la voiture du « futur » avec ses solutions permettant aux véhicules de « voir, penser et agir ».

Le groupe dirigé par Wolf-Henning Scheider se veut ainsi à la pointe de la conduite semi-automatisée, via ses caméras, radars, lasers et systèmes de communication qui rendent la conduite « plus sûre, plus efficace et plus confortable ».

On notera encore que la société basée dans la ville du même nom a remporté dernièrement un contrat de plusieurs milliards d'euros auprès de son compatriote BMW.

Portant sur la fourniture de boîtes de vitesses automatiques pour moteurs thermiques et hybrides, cette commande est la plus importante jamais décrochée par le groupe, qui prépare aussi sa transition vers les véhicules électriques.