Goldwasser Exchange

+32 (0)2 533 22 40
Du lundi au vendredi de 8h30 à 18h

Accès client

Faurecia vrombit à la bourse de Paris, quid de l’obligation 3,625% en euro?

Dans un climat davantage porteur pour le secteur automobile ces derniers jours, sur fonds d’apaisement des tensions commerciales, Faurecia vient de gagner 20% à la bourse de Paris, hissant le titre à ses plus hauts annuels.

Manifestement, les marchés n’ont donc cure de voir l’équipementier aux 17,5 milliards de chiffre d’affaires quitter le giron de la Maison Peugeot, son principal actionnaire et compatriote.

PSA a en effet annoncé vendredi qu’elle allait se délester des 46% détenus dans le capital de Faurecia, une décision précipitée par son mariage avec Fiat Chrysler.

Pour Faurecia, leader mondial des sièges, c’est une page de deux décennies qui se tourne, même si en termes de vente, son futur ex-actionnaire n'est que son quatrième client, le premier étant Volkswagen.

On notera que l’idylle franco-italienne constitue une étape supplémentaire dans la consolidation du secteur automobile, un secteur en pleine mutation du fait des investissements massifs que nécessite la transition énergétique.

Le rapprochement entre la marque au lion et le groupe du Piémont ramènerait au passage de six à cinq le nombre de constructeurs généralistes sur le vieux continent (Volkswagen, Daimler, BMW et Renault). Avec comme conséquence non-négligeable pour les équipementiers, celle de réduire le nombre de clients potentiels, et donc accroitre la pression sur les prix.

Objectifs annuels confirmés

Faurecia, qui sort rappelons-le d'une année 2018 historique en termes de ventes et de rentabilité, perd son actionnaire de contrôle au moment où le secteur automobile doit également compter avec la baisse des ventes à l’échelle mondiale, singulièrement en Chine.

Ces derniers mois, des équipementiers de premier plan comme Plastic Omnium et Continental ont d’ailleurs lancé des avertissements sur résultats, annonçant au passage des licenciements.  

Il n’en est rien pour Faurecia, qui malgré des revenus qui se sont contractés au troisième trimestre, a confirmé à la mi-octobre ses objectifs annuels. Pour l’ensemble de l’année, l'équipementier table notamment un résultat opérationnel attendu supérieur à l’ensemble du secteur.

Un rendement de 3% à l’échéance en euro

Sur le secondaire, la stabilité est de mise, en atteste l’évolution de l’obligation que Faurecia doit rembourser dans quatre ans.

Nécessitant une mise de fonds de 100.000 euros, elle se traite autour des 102% du nominal, permettant à l’épargnant de tabler sur un rendement à l’échéance de 3%.

Cette émission est notée dans la catégorie des placements spéculatifs chez Standard & Poor’s, l’agence lui attribuant un rating « BB+ », à la limite de la catégorie « investissement ».