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L'obligation Bombardier (7,875% - 2027) plébiscitée en novembre

Les marchés ont-ils perçu dans les résultats publiés par Bombardier, la proverbiale lumière au bout du tunnel ? Une chose est sûre, les obligations du fleuron de l’économie québécoise ont été prisées par les investisseurs en novembre.

C’est singulièrement le cas de l’émission au coupon de 7,875% que le géant industriel, constructeur d’avions d’affaires et de trains, tram, bus, s’engage à rembourser dans huit ans.

Cet emprunt, qui avait permis à Bombardier de lever deux milliards de dollars en début d’année, a bouclé le mois sur un gain de sept points, avec un cours qui pointe désormais à 100,50% du nominal.

Supérieur à 7%, le rendement l’échéance n’en reste pas moins élevé, en ligne avec le rating « B- » accordé par Standard & Poor’s.

Ce rating relève pour rappel de la catégorie des investissements spéculatifs, c'est-à-dire risqués.

On notera qu’il reste encore de la marge au titre pour retrouver ses plus hauts de 104% du nominal atteints début avril.

 

Des signes encourageants

Pour expliquer ce regain d’intérêt, il semble que les investisseurs aient perçu dans les derniers résultats de Bombardier, et dans les explications de son management, des signes encourageants. La publication  trimestrielle du 31 octobre dernier coïncide d’ailleurs avec le rebond du titre sous revue.

Selon Benoit Poirier, analyste financier de la banque canadienne Desjardins, Bombardier pourraient clôturer l’année avec des liquidités disponibles à court terme de l’ordre de cinq milliards de dollars.

Or, l’usage des liquidités est l’un des éléments de préoccupation majeurs des analystes, étant donné qu’elles seront potentiellement nécessaires au remboursement de sa forte dette.

En outre, selon Bombardier, le pire serait passé pour sa division « Transports », laquelle a connu d’importants problèmes de livraison de train (lire notre article du 4 novembre à ce sujet).

Enfin, le sentiment positif des marchés actions, qui va généralement de pair avec celui des obligations à haut rendement, y est certainement pour quelque chose.

Coté actualité, la firme montréalaise, qui se désengage progressivement du secteur de l'aéronautique commercial au profit des jets d’affaires et de son activité de transport routier, a été sélectionnée (avec son partenaire Alstom) pour fabriquer la nouvelle génération de métros parisiens pour Île-de-France Mobilités et la RATP.

Si la première commande ferme représente un montant de plus de 530 millions d’euros, le contrat pourrait aller jusqu’à plus de 2,9 milliards d’euros. Rappelons que Bombardier alimente également la flotte de tram de la STIB en Belgique.

Source

La precce.ca, Bombardier: les investisseurs entrevoient la fin des jours noirs