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Un coupon de 5,25% pendant huit ans avec la nouvelle obligation Icahn Enterprises

Icahn Entreprises vient d’émettre une nouvelle obligation remboursable en 2027, assortie d’un coupon de 5,25%. Comme de coutume avec la société d’investissement du milliardaire américain du même nom, la coupure est fixée à 2.000 dollars.

Comme d'habitude également avec cet émetteur, la taille de l’emprunt a été revu à la hausse en cours d’émission, la holding pouvant compter sur l’appétit des investisseurs friands de papier rémunérateur.

Le compteur a ainsi été arrêté à 500 millions de dollars, deux fois plus que prévu. La somme est à rembourser (au plus tard) le 15 mai 2027.

Notons que l’engouement perçu sur le marché primaire se prolonge sur le secondaire, où l’obligation se traite en légère hausse à un prix indicatif de 100,45% du nominal, pour un rendement qui reste supérieur à 5% en dollars.

Cela reste naturellement une rémunération confortable par les temps qui courent, et qui appelle à la vigilance. Car si les investisseurs sont enclins à confier leur argent à l’entreprise de l’actionnaire activiste Carl Icahn, ils le font en exigeant une certaine prime de risque.

Celle-ci est reflétée dans le rating spéculatif « BB+ » accordé à l’emprunt par Standard & Poor’s.

AIG, Paypal, Xerox...

Cotée sur le Nasdaq, Icahn Enterprises est la holding au sein de laquelle le célèbre investisseur Carl Icahn regroupe ses participations. Il s’agit essentiellement de sociétés américaines, œuvrant dans des domaines aussi variés que l’automobile, l’immobilier, l’énergie, les métaux et la mode.

Parmi les plus grosses positions, on peut citer Hertz Global Holdings, American International Group, Cheniere Energy, PayPal ou encore Herbalife. La liste complète est disponible sur le site corporate de l'entreprise.

On rappellera que la politique de Carl Icahn est d’investir des entreprises qu’il estime mal gérées, avec pour objectif d’influer sur le management, en vue d’en améliorer la valeur pour les actionnaires.

Celui à qui Donald Trump avait proposé le poste de ministre des Finances, est également au capital de Xerox, le spécialiste historique des photocopieurs et dans son concurrent Hewlett Packard. A hauteur respectivement de 10,85 et 4,24%.

Depuis plusieurs semaines, le premier, soutenu par Icahn, fait le forcing pour racheter le second, qui pèse pourtant près de quatre fois plus en termes de chiffre d’affaires (30 milliards de dollars).

Une fusion des activités des deux firmes technologiques serait une évidence, selon Carl Icahn, qui a confié dernièrement au Wall Street Journal croire fermement dans les synergies et la réduction des coûts qui en découleraient.

Pour l’heure, le management d’HP a déjà botté deux fois en touche l’offre de Xerox. Les négociations butteraient notamment sur la question de l'équipe qui dirigerait l'entreprise résultant du rapprochement.