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Un coupon de 4,25% pour l'obligation Fluor 2028

En tant que site francophone numéro 1 dédié au marché obligataire, Oblis recherche constamment de nouvelles idées d’investissement pour ses lecteurs et clients. Aujourd’hui, cap sur les Etats-Unis avec le géant de l'ingénierie et de la construction Fluor.

Comme son nom pourrait le laisser supposer, Fluor Corporation n’est pas un quelconque producteur de pate à dentifrice, mais une entreprise de BTP comptant plus de 53.000 employés à l’échelle mondiale.

Libellée par coupures de 2.000 dollars, son obligation remboursable en 2028 affiche actuellement un rendement de 3,95%, sur base d’un cours avoisinant les 102,15% du nominal.

De type senior, elle bénéficie des bonnes grâces des agences de notation, avec un rating « BBB » chez Standard & Poor’s.

Géant de l'ingénierie et de la construction

Société plus que centenaire, Fluor Corporation est un géant de l'ingénierie et de la construction pour les secteurs industriels, dont essentiellement les raffineries, les centrales électriques et les installations pétrolières. Ses missions consistent en la conception, la construction ou la réhabilitation de ces unités de production.

Son territoire domestique reste le plus important à hauteur de 40% des revenus, suivi par l’Europe qui compte pour un quart. A ce titre, la firme texane, qui assure également les opérations de maintenance, s’est chargée en Belgique de l’agrandissement de la raffinerie d'Esso à Anvers, la plus importante du genre sur le Vieux continent.

2019 sous le signe de la ré-organisation

Fluor sort d’une année 2019 difficile, marquée par des résultats inférieurs aux attentes, avec une perte aux premier et deuxième trimestres. En cause notamment, des retards rencontrés par certains projets « en difficulté » qui ont perduré.

Pour regagner la confiance des marchés, et singulièrement celle des créanciers, la direction a annoncé la cession d’actifs dont elle espère tirer plus d’un milliard de dollars. Au menu: la vente d’AMECO, sa société de location de matériel de construction, et ses activités gouvernementales.

But de l’opération, améliorer la stabilité financière de la société et recentrer ses activités sur les services d'ingénierie, de construction et de maintenance.

En parallèle, le management a annoncé en mai la réduction de moitié de son dividende. Rappelons qu’une suppression/baisse du dividende est généralement perçue comme un bon signe par les créanciers.

Dans le cas qui nous concerne, elle laisse sous-entendre que la direction de Fluor, au sortir d’un premier semestre déficitaire, n’entend pas faire de folie, en puisant par exemple dans sa trésorerie ou en émettant de la dette pour rémunérer ses actionnaires.

En d’autres termes, elle n’entend pas sacrifier ses standards de crédits (et risquer au passage de susciter l'ire des agences de notation), en cédant aux éventuelles pressions de ses actionnaires.