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Qu’est ce que le fameux « consensus » des analystes ?

Si vous faites partie de nos lecteurs assidus, vous aurez sans doute remarqué l'évocation régulière sur Oblis du « consensus des analystes » dans le cadre d’articles dédiés aux actions. Oblis lève aujourd'hui un coin du voile sur cet indicateur Ô combien précieux.

Il faut savoir que la plupart pour ne pas dire toutes les actions sont suivies par les analystes des grandes banques, des maisons de courtage et autres sociétés de bourse.

Ces analystes (JP Morgan, Morgan Stanley, ING, Berenberg, Kepler Chevreux pour ne citer qu’eux) distillent non seulement des objectifs de cours mais aussi des recommandations d’achat, de vente, de sous-pondération...

Parmi les nombreux services qu’elle proposes, la plateforme Bloomberg, cette référence incontournable pour les intervenants de marché, compile pour chaque valeur les recommandations des analystes et en retire un « objectif de cours médian » à un horizon de douze mois, ce que l’on appelle aussi, le « consensus des analystes ».

L’exemple d’Umicore

Si l’on prend par exemple l’une des actions phares de la bourse de Bruxelles qu’est Umicore, on remarque qu’en date du 11 février 2020, 24 analystes suivaient la valeur qui se traitait à ce moment-là à 47 euros. 9 analystes conseillent de l’acheter, 9 de la conserver et 5 de la vendre.

Tablant sur un cours de 55 euros à un horizon de douze mois, c’est la Banque Degroof qui se montre la plus optimiste. A l’inverse, Barclays voit le titre perdre non moins de 40%.

Et sur base des différents objectifs de cours des 24 analystes, le consensus envoie l’action Umicore à 40 euros. De quoi donner une vue globale sur le potentiel de l'action.

Un indicateur par excellence

Selon nous, le consensus des analystes qui est mis régulièrement en avant sur Oblis constitue un indicateur par excellence avant de jeter son dévolu sur telle ou telle action.

Nous pensons en effet qu’il est davantage opportun de se baser sur cet indicateur, plutôt que de fonder sa décision d’investissement sur un seul analyste.

Gardons certes à l’esprit que le consensus des analystes n’est pas l’évangile. Révélateur, le cas de Tesla qui compte énormément de détracteurs auprès des analystes, ce qui n’a pas empêché la valeur de s’envoler ces dernières semaines. Plus près de chez nous, l’exemple de Colruyt, très peu appréciée par la communauté et qui évolue depuis plusieurs années à contre-courant, est un autre exemple.