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Bed Bath & Beyond trébuche en bourse, quid de l’obligation (3,749%- 2024)

L’obligation que le spécialiste américain de l’ameublement et des accessoires pour la maison s’engage à rembourser dans quatre ans vient de perdre deux points. En cause, l’annonce par Bed Bath & Beyond d’une nouvelle baisse de ses ventes.

 

 

Alors que son cours flirtait avec le pair depuis de nombreux mois, l’obligation Bed Bath & Beyond au coupon de 3,749% vient donc de tomber à 97,75% du nominal. De quoi porter son rendement annuel à 4,30%.

Libellé par coupure de 2.000 dollars, le titre est noté « BB » chez Standard & Poor’s, dans le haut de la catégorie High Yield.

On notera que ce repli est sans commune mesure avec le traitement réservé par la bourse à Bed Bath & Beyond, qui a vu sa valorisation boursière fondre de 20% mercredi soir à Wall Street. Il traduit manifestement la déception des investisseurs qui avaient plébiscité la valeur en 2019 (+53%).

Baisse des ventes en magasin

En toile de fonds : l’annonce par l’enseigne du New Jersey d’une baisse de ses ventes pour la période couvrant décembre 2019 et janvier 2020.

Comme la plupart des détaillants historiques, celui qui était jadis leader dans la vente d’articles de cuisine et de literie peine à capter davantage de clients dans ses magasins, face à la déferlante des acteurs du e-commerce.

Dans le détail, la société active également sous les enseignes BuyBuy Baby et Christmas Tree Shops a vu ses ventes en magasins reculer de 11%, tandis que celles générées sur internet ont augmenté de 20% sur la même période.

A périmètres comparables, le repli des ventes atteint dès lors 5,4%. En parallèle, on apprend que les marges brutes ont été impactées à hauteur de 3%, sur fonds notamment d’un impact défavorable d'activités promotionnelles.

Dans un communiqué, le management a reconnu que la société traversait des difficultés passagères pour stabiliser l'activité.

« Nous commençons à apporter des changements audacieux et de grande envergure pour moderniser l'activité et mieux servir nos clients, mais la stratégie de développer les canaux digitaux de la société va prendre du temps avant de porter ses fruits… ».

Changements stratégiques

Rappelons à ce titre que l’enseigne américaine a démarré il y a plusieurs mois la mise en œuvre d’un plan de transformation stratégique, articulé autour de quatre grands axes : (1) stabiliser et stimuler la croissance du chiffre d’affaires, (2) réviser la structure des coûts, (3) revoir et optimiser les actifs en portefeuille et (4) affiner la structure organisationnelle.

Mark J. Tritton, intronisé Président directeur général en octobre dernier, a comme tâche première d’accélérer cette transition.

Celui qui occupait depuis 2016 le poste de responsable des ventes chez Target, le cinquième distributeur américain, possède une longue expérience dans le secteur de la distribution, ayant travaillé pour des grandes enseignes comme Nordstrom (vêtements, chaussures, accessoires), Timberland (vêtements de plein air) ou Nike (articles de sport).

En ce sens, la capacité de Mark à redéfinir l’expérience du commerce de détail, et à stimuler la croissance auprès de grands détaillants et de marques de premier plan, le rend particulièrement bien armé pour diriger Bed Bad & Beyond en cette période critique pour notre évolution, soulignait la société lors de son intronisation.