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Investir en dollar canadien

Plus que jamais en ces temps incertains, l’une des règles essentielles est de bien diversifier son portefeuille d’investissement, que ce soit en termes d’actifs, de secteurs d’activité ou encore, de devises. A ce titre, focus aujourd’hui sur le dollar canadien, monnaie d’un pays pouvant compter sur des fondamentaux économiques solides, dont un taux de chômage jusqu’il y a peu encore historiquement bas.

Le « huard » comme le surnomme familièrement les cambistes, en référence à l’oiseau qui orne les pièces d’un dollar canadien, pourrait d’autant plus séduire les investisseurs à la recherche de diversification, qu’il se traite environ 6% moins cher par rapport à ses plus hauts annuels.

Une baisse liée à l’effondrement des produits pétroliers, la devise canadienne étant traditionnellement cataloguée comme une devise « matière première » et singulièrement liée aux cours de l’or noir.

Pas moins que les autres, l’économie canadienne n’échappe au cataclysme économique provoqué par la pandémie de Covid-19 et les perturbations attribuables aux mesures de distanciation sociale et aux restrictions gouvernementales, comme la fermeture des commerces non essentiels, qui ont été généralisées dans ce pays nord-américain.

Pour ne citer que leurs prévisions, les économistes de la Banque Nationale du Canada anticipent une contraction du PIB de 4,8% cette année, du jamais vu en soixante ans. La plupart des analystes s’attendent toutefois à une reprise vigoureuse dès l’année prochaine, alors que le gouvernement du libéral Justin Trudeau, au même titre que les provinces, ont mobilisé des centaines de milliards de dollars pour soutenir l'activité.

Jusqu’au choc inattendu de la pandémie, l’économie canadienne affichait une santé plutôt vigoureuse, symbolisée par un taux de chômage relativement bas de 5%, tandis que certaines provinces, comme le Québec qui habite la plus grande ville francophone d’Amérique du Nord (Montréal), générait des surplus budgétaires.

Parmi ses points forts, le Canada peut compter sur de grandes réserves de ressources naturelles (bois, pétrole, minerai), sur une population active et une main-d’œuvre très qualifiée et fortement scolarisée. Le pays affiche en effet, l’une des proportions les plus élevées de la population adulte ayant suivi des études post-secondaires parmi les pays de l’OCDE.

La vigueur de l’économie canadienne est également le reflet de la solidité des facteurs macroéconomiques fondamentaux, dont l’ouverture au commerce et un régime fiscal concurrentiel.

Notons que la contre-performance de la devise peut également s’expliquer par les tensions commerciales et l’incertitude des marchés mondiaux des dernières années, le Canada étant un grand exportateur de produits agricoles et de matière premières et minières.

Le Canada est notamment le premier fournisseur d’acier et d’aluminium des Etats-Unis, pays qui absorbent au passage 75% de ses exportations. Le Canada est donc fortement dépendant et lié à l'économie des États-Unis, en raison de la proximité géographique et de traités commerciaux dont le plus important est l’Alena (pour accord de libre-échange nord-américain) qui a été dernièrement renégocié sous l’impulsion de Donald Trump.

Investir dans la devise ?

Investir dans la devise canadienne et profiter de sa valorisation actuelle pour se positionner à bon compte, peut se faire en se positionner sur des obligations libellées en devise locale et émises par des sociétés dont la capacité de remboursement est jugée solide par les agences de notation, ceci en vue de limiter le risque encouru sur l’évolution de la devise d’émission.

Parmi d’autres, vous trouverez dans la sélection d’Oblis l’emprunt remboursable dans trois ans par le géant allemand de l’automobile Daimler (Mercedes, Smart, Maybach…). Accessible par coupures de 5.000 dollars canadiens, il permet de tabler sur un rendement annuel de 3,41%, sur base d’un cours de 97,30% (rating BBB+).

Autre possibilité, l’obligation remboursable dans sept ans par la banque américaine Wells Fargo, dont le rendement pointe à 2,56% sur base d’un cours de 99,50% du nominal. La coupure est ici aussi fixée à 5.000 dollars (rating A-).

Enfin, nous avons épinglé l’obligation d’une durée résiduelle de six ans émise par le spécialiste national de l'énergie solaire Suncor Energy. Libellée par coupures de 1.000 dollars canadiens, son rendement atteint 3,84% pour un cours ici aussi inférieur au pair de 95,44% du nominal (rating BBB+).