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Faurecia optimiste pour le restant de l’année, le point sur l’obligation 3,125% en euro

A l’occasion de la publication de ses semestriels ce lundi, Faurecia, l’équipementier automobile tricolore leader mondial dans plusieurs catégories de son secteur, s'est montré confiant pour le restant de l'année, anticipant un vif rebond de l’activité. Sur le secondaire, son obligation remboursable dans six ans se traite aux alentours du pair.

Nécessitant une mise de fonds de 100.000 euros, l’obligation en question est assortie d’un coupon de 3,125% ainsi que d’un rating « BB » attribué par Standard & Poor’s, lequel se situe donc dans le haut de la catégorie des placements jugés spéculatif par l’agence. 

On notera qu’après avoir sévèrement décroché au plus fort de la crise, l’obligation n’est plus très loin de ses plus hauts historiques de 105% du nominal. A ce titre, les résultats communiqués ce lundi matin par l’équipementier pourront peut-être soutenir la tendance haussière observée sur le titre ces dernières semaines. 

Faurecia est pour mémoire un équipementier leader mondial dans certains secteurs comme les sièges, tableaux de bord et autres systèmes de navigation. Il compte parmi sa clientèle des constructeurs tels que Volkswagen, Ford ou encore l’alliance Renault Nissan.  

Ces constructeurs ayant dû fermer temporairement leurs usines, les ventes de l’équipementier s’en sont logiquement ressenties ces derniers mois. Au premier semestre, Faurecia a ainsi dû acter une perte nette de 433 millions d'euros, contre un bénéfice net de 346 millions d'euros lors de la même période de l'année précédente. 

Mais tandis que l’activité reprend fortement en Asie (depuis mai, les ventes de Faurecia en Chine sont supérieures aux niveaux de l’an passé), le groupe anticipe de redevenir rentable au second semestre de l'année, sur fonds d'un rebond du marché et des mesures de redressement décidées par le management.

Pour y arriver, le groupe de Boulogne-Billancourt entend faire preuve de rigueur en matière de gestion de sa trésorerie. Il envisage à ce titre de réduire de 40% ses dépenses d'investissement sur l'ensemble de l'année, et prévoit en parallèle pour 230 millions d'euros en coûts de restructuration.