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Focus sur l'obligation Renault 2025 par 1.000 euros en marge des semestriels

Constructeur de la Dacia, de la Zoé, de l’Alpine ou encore de la Captur, Renault a publié des comptes semestriels décevants ce jeudi. L’occasion de revenir sur l’évolution de l’obligation remboursable dans cinq ans par la marque au losange.

Contrairement à l’action, qui a bouclé la séance sur un net repli de 9%, l’obligation en question, accessible au plus grand nombre puisque libellée par coupure de 1.000 euros, évolue à l’équilibre à un cours avoisinant les 93% du nominal.

Fiscalement attractive, compte tenu de ce cours nettement inférieur au pair, cette obligation relève de la catégorie spéculative chez Standard & Poor’s : rating « BB+ » accordé à l’émission.

Un cours qui laisse entrevoir par ailleurs un rendement annuel à l’échéance de 2,45%. C’est certes moins que les 5% affiché par le titre au plus fort de la crise, mais aussi plus du double en comparaison avec le rendement offert à l’émission.

Perte record

Sur fonds d’une surcapacité de la production mondiale, des effets négatifs engendrés par la pandémie et surtout des performances de son partenaire japonais Nissan (détenu à hauteur de 43%), Renault a bouclé les six premiers mois de l’année sur une perte historique de plus de sept milliards d’euros et sur un chiffre d’affaires en repli de 34,3% à 18,4 milliards.

Rappelons que le constructeur (qui regroupe les marques Dacia, Lada, Alpine et Samsung Motors) sortait déjà d’un exercice annuel 2019 teinté de rouge. 

Indiquant se situer actuellement « au point bas d’une courbe négative qui a démarré il y a plusieurs années », Renault entend redresser la tête et pour se faire, va privilégier dorénavant « la valeur sur les volumes », comprenez par-là, privilégier les modèles rentables et en croissance au profit d’une course aux volumes voulue par Carlos Ghosn, PDG déchu de Renault.

Il y a quelques mois, le groupe a également lancé une réduction de ses coûts (deux milliards d’euros sur trois ans), passant entre autres, par la suppression de 15.000 postes dans le monde dont 4.600 en France.

Le management, qui anticipe un « bon » troisième trimestre tout en ayant « aucune visibilité sur le quatrième », estime que le potentiel de la marque est « sous-estimé ».

Lors d’une conférence call, la direction a notamment loué la qualité des nouveaux modèles hybrides E-TECH et la nouvelle plateforme électrique de l’alliance avec Nissan et Mitsubishi, « au top de l’industrie » selon elle.