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A ne pas rater cette semaine sur les marchés financiers

4ème semaine de résultats, mais surtout cours de l’or et du dollar, relations Chine-USA et toujours ce f… virus !

Je vous disais la semaine passée : « continuez à suivre le cours du dollar ». A un moment, le billet vert est tombé à 1,20 dollar pour un euro vendredi, finalement il a terminé la semaine à 1,18 euro.  Il y a un mois, il était à 1,12 euro. Je dirais aussi : « continuez à suivre le cours de l’or ». A la veille du week-end, l’once d’or (31,1 grammes) a battu un nouveau record : 1976,61 dollars. Son précédent record était de 1921 dollars (c’était en septembre 2011). Va-t-il franchir la barre des 2000 dollars ? C’est la question de la semaine.

Le cours du dollar est négativement influencé par la mauvaise gestion de la pandémie aux USA et par la (nouvelle) détérioration des relations avec la Chine. Cette fois, c’est le réseau social Tik Tok qui est au cœur du débat. La baisse du dollar fait monter le cours de l’or. Mais comme maintenant l’or a aussi atteint un niveau record en euro (1678 euros), on ne peut nier qu’il y a une augmentation de l’inquiétude chez les investisseurs. 

Un lundi plutôt calme

Le premier jour de la semaine sera calme puisque parmi les nombreuses sociétés qui publieront leurs résultats semestriels il y a plusieurs multinationales fort connues chez nous comme Post NL (dont on voit partout dans notre pays les camionnettes livrer les paquets commandés par internet), Heineken ou, pour les amateurs de belles carrosseries, Pininfarina. Au milieu de tout cela, la petite SIR belge Qrf (société immobilière réglementée, portefeuille de commerces surtout) apparaît comme un nain. Un nain en piteux état : son cours végète à 10,58 euros alors qu’il y a quatre ans il était à 27,90 euros. Début mai, Qrf avait annoncé que du fait de la crise sanitaire plusieurs de ses locataires avait demandé des reports de loyers. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour Qrf, qui cherche un repreneur.

Mardi, bpost

Une fois encore, au milieu d’une vague impressionnante de résultats semestriels de multinationales (Sony, Bayer, Accor, Easyjet ou Gulf, pour ne citer que ceux-là), une seule société belge doit retenir notre attention, bpost.  Il y a cinq ans, le cours de l’ex-régie belge des postes culminait à 27,75 euros. Depuis, même s’il est passé par deux petits sommets aux environs de 11 euros (notamment en novembre dernier), son cours ne cesse de baisser : 5,5 euros vendredi dernier. Quelle déception ! Evidemment, à ce niveau, le rendement est potentiellement très élevé (environ 14 %), mais y aura-t-il un dividende cette année alors que le solde du dividende de 2019 n’a pas été payé ? Début de réponse peut-être ce mardi.

Mercredi, encore des multinationales…

Surtout de belles allemandes (Allianz, Deutsche Post, BMW, Porsche, Metro), mais aussi le vilain canard qu’est Wirecard. Cette société de paiements en ligne a artificiellement gonflé son bilan de 1,9 milliard. Rien que ça. Le ministre des Finances allemand, Olaf Scholz, a dû s’expliquer devant le parlement : comment se fait-il que personne, et surtout le gouvernement, n’ait rien vu ? En fait, c’est surtout la BaFin, l’équivalent allemand de notre FSMA, qui est mise en cause.

Soyez quand même attentif ce mercredi à la publication par la Banque d’Angleterre de son taux directeur. Il a été ramené en mars dernier de 0,25 à 0,10 %. On s’attend à ce qu’il y demeure. La livre sterling, qui avait plongé à 1,08 euro en mars, s’est reprise à 1,15 euro fin avril, mais depuis lors elle déprime (1,11 euro vendredi passé) et ça ne devrait pas changer.

Jeudi : ah, enfin, le retour des Belges !

Se sont-elles donné le mot ? On serait tenté d’y croire tant il y aura de résultats semestriels de sociétés belges ce jeudi. Notamment, à tout seigneur tout honneur, KBC, mais aussi Dexia (qui n’est plus qu’une banque en résolution, elle doit gérer l’extinction des crédits et le refinancement du bilan de l’ex-Dexia, devenue Belfius), Euronav, Montea, Fagron, Galapagos (biopharmacie) et Celyad (traitement contre le cancer). Attardons-nous un moment sur ces deux dernières. Alors que tous les regards sont tournés vers le secteur de la biotechnologie, ces deux valeurs déçoivent : Galapagos a perdu 30 % en quelques mois et Celyad ne cesse de baisser depuis son sommet (54 euros il y a un peu moins de trois ans). Soyez très prudent si vous voulez investir dans la biotechnologie, c’est un secteur hautement spéculatif, coronavirus ou pas. 

Et KBC ? le secteur bancaire est avec le tourisme celui qui aura le plus souffert de la crise sanitaire. On s’attend à voir KBC publier de fortes réductions de valeur. Même si cette banque jouit d’une réputation en béton, on ne peut pas toujours échapper à sa destinée : le cours de KBC a baissé de 30 % depuis février dernier.

Vendredi, Ageas et Ascensio

Ageas, leader du marché de l’assurance dans notre pays via sa filiale AG Insurance, n’a pu échapper au reflux qui affecte le secteur financier : son cours a baissé de plus de 30 % depuis février alors que jusqu’à la fin de l’année cette valeur de bon père de famille suivait son petit train train à la hausse (+ 50 % en cinq ans). Il y a peut-être là une occasion à saisir. C’est en tous cas l’avis de HSBC, qui conseille d’acheter. Quant à Ascensio, une SIR contrôlée par la famille Mestdagh, elle a fait du bon travail (+ 18 % en quatre mois) après avoir plongé comme tout le monde en mars dernier. Pourquoi cette remontée ? Il semble que dans le commerce de détail, ce sont les magasins situés en périphérie villes qui ont le moins souffert. Or, les magasins en périphérie des villes, c’est la spécialité d’Ascensio.