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Disney+, principal catalyseur pour l'action aux grandes oreilles?

Considéré comme le concurrent numéro 1 de Netflix, Disney+ débarque ce mardi en Belgique. Sur fonds de crise sanitaire, la plateforme de streaming pourrait bien devenir le principal catalyseur de l’action sur le long terme.

Salles de cinéma et parcs à thème qui ne fonctionnent toujours qu'en capacités limitées, des tournages et sorties reportés de plusieurs mois ou encore, des rentrées publicitaires en berne, Disney continue de subir les effets de la crise sanitaire.  

Une crise qui de par son impact sur les rentrées financières, aurait pu signifier le clap de fin pour de nombreuses entreprises, mais pas pour le créateur de Mickey dont le bilan permet de traverser vents et marées.  

D’autant que, hasard du calendrier, le confinement a donné un coup de boost à sa nouvelle plateforme Disney+ lancée en novembre dernier, soit quelques mois avant que la pandémie n’engendre une augmentation de la demande de divertissement à domicile. 

Pouvant s'appuyer sur un catalogue incomparable : 700 films et 300 séries, parmi lesquels la quasi-totalité des productions Disney, Marvel, Pixar et Star Wars, la plateforme de streaming de l’oncle Walt a séduit depuis son lancement 60,5 millions d'utilisateurs et continue d'en attirer plusieurs millions chaque mois. A titre de comparaison, il avait fallu sept ans à Netflix (193 millions d'abonnés) pour séduire autant de monde.

Bientôt principale source de profit ?

S'il était prévu que le site de visionnage soit un succès, Disney va capitaliser sur cet élan et dispose de nombreuses opportunités pour transformer le streaming en l’une de ses principales sources de profits à long terme. 

Ce sera le cas l'année prochaine avec l'introduction d'une plateforme élargie : Star, qui intégrera du contenu d'ABC, FX, Freeform, Searchlight et 20th Century Studios (l'ancienne Fox) et ceux d'autres propriétés du géant du divertissement.  

En outre, il se dit que Disney pourrait prendre l'habitude, comme il vient de le faire avec son blockbuster Mulan, de recourir à sa plateforme pour sortir directement ses nouvelles productions cinématographiques, s’affranchissant le cas échéant, des sorties en salle.  

Moyennant un surcroît de 30 dollars, les abonnés américains de Disney+ ont pu découvrir en exclusivité le remake du dessin animé de 1998. S’il y a peu de doute que le géant US monétisera ses futures nouveautés via des options de streaming premium, le Disney version post-Covid sera assurément différent de celui qui y est entré.   

Par ailleurs, on peut vraisemblablement tabler sur une hausse plus ou moins rapide du prix de l'abonnement : 6,99 dollars par mois actuellement, ou 69,99 dollars par an. Soit environ la moitié d'un abonnement Netflix.

La Deutsche Bank positif sur l'action 

Pour en savoir davantage sur l'évolution du streaming chez Disney, les observateurs ne manqueront pas de suivre la prochaine journée des investisseurs axée sur la stratégie du groupe.  

Selon Bryan Kraft, analyste de la Deutsche Bank, la direction va souligner que la stratégie fonctionne et qu'elle va accélérer ses efforts. "Nous pensons que Disney dispose de la bonne combinaison de contenus, de distribution, d'expérience utilisateur, de technologie et d'expertise pour réussir", a-t-il expliqué dernièrement sur la chaîne spécialisée CNBC.  

Et alors que le streaming propose "des modèles de revenus récurrents attrayants et prévisibles", Bryan Kraft juge que Disney+ pourrait devenir à terme, l’activité la plus valorisée de l'entreprise et table sur une valorisation de l’empire Mickey de 327 milliards de dollars à l'horizon 2023, ce qui se traduit par un objectif de cours de 163 dollars. 

Sur base du cours de ce lundi (131 dollars), cela représente un potentiel de hausse de 24%. On notera à ce titre que la grande majorité des analystes sont à l'achat sur la valeur.

Dividende semestriel annulé

Pour les investisseurs friands de valeur de rendement, précisons que Disney a distribué l'année passée un dividende de 1,76 dollar (payable en rythme semestriel). Cela correspond, sur base du cours actuel, à un rendement brut sur dividende de 1,3%. 

Pour l'exercice en cours, Disney a renoncé à son dividende semestriel qui devait être payé en juillet. Sachant que la multinationale a distribué et ce sans interruption depuis les années 50, un dividende à ses actionnaires chaque année, il y a fort à parier qu'il n'annulera pas son dividende prévu en décembre.

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