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Aéroports de Paris, pour tabler sur le redressement « post virus »

Où en sera le transport aérien dans les mois, les années à venir ? C’est une question que l’on se pose souvent, mais généralement à propos des compagnies aériennes et moins souvent à propos des infrastructures au sol.

Or ces infrastructures sont de gros outils industriels, elles emploient beaucoup de personnel et surtout du personnel local ! C’est le cas du Groupe ADP (26.000 emplois), alias Aéroports de Paris, qui communique ce lundi ses prévisions pour 2021 (c’est le plus intéressant) et l’évolution de ses activités pour l’année (presque finie) 2020.

Une année pas comme les autres, c’est le moins qu’on puisse dire (voir plus loin). Le Groupe ADP gère 28 aéroports au total, les trois aéroports de Paris (Paris-Charles de Gaulle, Orly et le Bourget) et plusieurs aéroports hors de France (notamment Liège, Santiago du Chili, Amman, Zagreb, Ankara, Maurice, Delhi, etc), ce qui en fait un des premiers opérateurs aéroportuaires au monde.

Inutile de se faire des illusions, 2020 sera une année catastrophique. Lors de la publication de ses résultats trimestriels, il y a un mois, ADP faisait état d’une baisse de plus de 60 % de son trafic passagers et, fort logiquement, d’une baisse de 52 % de son chiffre d’affaires (9 premiers mois de 2020 par rapport aux 9 premiers mois de 2019). Entre février et mai derniers, le cours d’ADP a baissé de 58 %. Il a donné l’impression de se vouloir se reprendre en juin, mais la deuxième vague de la crise sanitaire a tué sa progression dans l’œuf. Ce n’est que depuis quelques jours (et l’annonce d’une possible vaccination) qu’il se porte mieux.