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Les valeurs technologiques à la recherche de leur momentum haussier

A quelques heures de l’ouverture des bourses américaines, les valeurs technologiques sont attendues pour la plupart une nouvelle fois en baisse, après avoir déjà pesé sur le S&P 500 mercredi. Visiblement, Apple, Amazon ou Tesla n'y arrive plus.

Et pourtant, si l’on prend l’exemple des deux premières citées, elles ont publié ces dernières semaines des résultats (portant sur le dernier trimestre 2020) largement supérieurs aux attentes des analystes, conjugués à d'optimistes perspectives.

Mais depuis la publication de ses comptes le 26 janvier, marqués par un chiffre d’affaires trimestriel dépassant pour la première fois les 100 milliards de dollars, la marque à la pomme accuse un repli de près de 10% à 129 dollars (cours de pré-ouverture de ce jeudi).

De même, Amazon n’y arrive plus depuis plusieurs mois, se traitant à 10% de son plus haut historique de 3.500 dollars touché en septembre.

Comment expliquer ce manque d'enthousiasme ? Selon des observateurs, les valeurs technologiques ont pu pâtir de la saga « Gamestop », qui a contraint certains grands gérants de fonds à alléger leurs positions pour se couvrir.

D’autres mettent en avant le fait que le combat sanitaire serait considéré comme gagné outre-Atlantique, à la lueur des contaminations quotidiennes en baisse constante. Une normalisation sanitaire qui serait de nature à engendrer une rotation sectorielle des portefeuilles, notamment vers les actifs cycliques.

Il y a également lieu de pointer la remontée des taux en dollars. Les valeurs de la tech seraient en effet davantage sensibles à la hausse des taux réels, après avoir pleinement bénéficié de l’effet TINA ("There Is No Alternative"), sur fonds de la faiblesse historique des rendements obligataires.

D’autres mettent également en avant la perspective d’un potentiel changement de fiscalité pour les grandes entreprises américaines sous l'administration Biden.

Faiblesse passagère ?

Au-delà de ces considérations, on voit mal les consommateurs acheter moins d’iPhones parce que la crise sanitaire diminue et qu’elle laissera place à une reprise économique attendue comme vigoureuse.

Un contexte dont Amazon, leader mondial du e-commerce, ne devrait assurément pas pâtir. Et ce alors qu’hier, on apprenait que les ventes au détail avaient bondi de 5,3% en janvier aux Etats-Unis.

Notons également que les minutes de la Fed (compte-rendu de la réunion du FOMC) ont conforté le sentiment que la politique monétaire resterait inchangée pendant une longue période, avec l'implication que cela peut avoir sur la faiblesse des taux.