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Kinepolis bondit de 5% !

Alors que les valeurs technologiques sont attendues une nouvelle fois en forte baisse à New York, Kinepolis se distingue à Bruxelles, tandis que le pétrole retrouve ses niveaux d'avant crise.

La semaine dernière nous titrions sur Oblis: Moment opportun pour intégrer l'action Kinepolis en portefeuille ? En hausse de plus de 5% à la mi-séance, la valeur dépassait pour la première fois depuis huit mois, les 42 euros par titre.

Comme c’est souvent le cas sur ce dossier, Kinepolis bénéfice visiblement d’un effet sectoriel qui lui est favorable. En l’occurence, AMC, du nom de cet exploitant de cinéma aux Etats-Unis, a annoncé la réouverture de toutes ses salles new-yorkaises le mois prochain.

Kinepolis est pour mémoire présent au pays de l’Oncle Sam depuis 2019, suite au rachat de MJR Digital Cinemas, du nom de cette enseigne comptant 10 complexes pour 164 salles.

A la faveur d’une baisse des contaminations en Belgique, l’exploitant espère par ailleurs pouvoir accueillir de nouveau des visiteurs. Dans les colonnes de La Meuse ce week-end, Mohamed Chfalmi, directeur des Kinepolis à Liège, disait ainsi espérer rouvrir en mars.

Rappelons que si les complexes situés au Luxembourg ont rouvert leurs portes depuis janvier, et que trois des huit cinémas espagnols de Kinepolis accueillent les visiteurs, les salles belges, hollandaises, françaises et suisses sont fermées depuis des mois.

On notera que le cours actuel de l’action (42 euros) correspond à celui visé par la communauté des analystes*.

Parmi ceux-ci, ING se veut optimiste avec un target price de 49 euros. Kepler Cheuvreux, selon qui 2021 sera l'année de la réouverture des cinémas, vise lui les 44 euros.

Autre vedette du jour, le baril de pétrole qui retrouve ses niveaux d’avant crise de janvier 2020. Les contrats à terme sur le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril gagnait plus de 1% à près de 66 dollars. De quoi permettre à Total, numéro 5 mondial du secteur, de prendre près de 2% à 38 euros.

L'or noir continue de bénéficier d'un dollar faible mais surtout d'une reprise limitée de la production US au sortir de la vague de froid qui vient de toucher le Texas, poumon énergétique du pays. 

Selon Carsten Fritsch, analyste de Commerzbank, cet épisode climatique extrême aurait entraîné l'arrêt de 40% de la production pétrolière du pays**.

Les cours bénéficent au passage d’une note de Goldman Sachs, la banque d’affaires américaine qui voit le baril atteindre les 72 dollars.

(*) Source Bloomberg

(**) Zonebourse, Pétrole: le baril de Brent finit au-dessus des 65 dollars, 1ère de plus d'un an