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Miko, entreprise belge bicentenaire, produit quoi encore?

Du café. Tout commence en 1801. A l’époque, l’entreprise fondée par Leonardus Michielsen était spécialisée dans les denrées coloniales.

Ce n’est qu’en 1900 qu’elle s’est lancée dans la torréfaction de café sous la marque Miko. Il y a une quarantaine d’années, les dirigeants de Miko constatent que la consommation de café augmente out of home, au bureau et dans les cantines. La balle est saisie au bond et dans les années qui suivent Miko complète son offre et exporte son « modèle belge » en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, outre-Manche, etc, jusqu’en Australie.

En 1958, nouvelle étape : le filtre en plastique à usage unique. Il se répand rapidement et amène les dirigeants de Miko à s’intéresser de plus près aux matières plastiques et à développer un savoir-faire en la matière. Dans les années quatre-vingt, Miko commence franchit une nouvelle étape, l’assemblage de distributeurs de café, activité qu’elle place dans une filiale, Mepaco.

Aujourd’hui, les matières plastiques (filtres bien sûr, mais aussi et même surtout emballages pour les multinationales de l’alimentation et de la cosmétique) représentent plus de 50 % du chiffre d’affaires du groupe avec trois sites de production, en Belgique (Turnhout), en Pologne et en Indonésie. En fait, comme il le dit lui- même sur son site, Miko est aujourd’hui un groupe verticalement intégré dont le chiffre d’affaires repose pour moitié sur le café et pour moitié sur les matières plastiques.

Inutile de dire que 2020 aura été une année catastrophique pour le secteur du café. Plus d’Horeca, plus de causette autour du distributeur de café au bureau, plus de cantines. Certains chiffres ont déjà filtré : le chiffre d’affaires de 2020 est en baisse de 13 % et le résultat net de 15 %. On sait déjà qu’il n’y aura pas de dividende. Et le cours boursier ? Il suit depuis longtemps une trajectoire inégale, avec un sommet en 2017, un plancher en 2018 suivi d’une belle reprise, mais, bien évidemment, la crise sanitaire a pesé très lourd. Acheter Miko, c’est tabler sur la reprise de l’activité économique « comme avant ». Apparemment, le marché n’y croit qu’à moitié.