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Levi Strauss & Co, une success story qui se poursuit en Bourse

Quand on vous dit blue jeans, vous pensez à… Levi Strauss. C’est quasi automatique. L’histoire de Levi Strauss, plus exactement celle de son fondateur, Loeb Strauss, est un bel exemple de success story à l’américaine.

Débarquant à New York en 1847, parti de sa Bavière natale, Loeb Strauss s’intéresse très vite à la ruée vers l’or. Non pour devenir orpailleur, comme tant d’autres, mais pour accompagner les familles qui gagnent la Californie dans l’espoir d’y faire fortune. Loeb Strauss leur vend indirectement tout ce dont ils ont besoin : mercerie, vêtements de toutes sorties, mouchoirs et même parapluies qu’il fournit aux milliers de petits commerces de textile qui fleurissent dans l’ouest et qu’il achète… à ses frères et sœurs, lesquels ont ouvert à New York un commerce de textile en gros à l’enseigne de Strauss Brothers & Co.

A ce moment, il n’est pas encore question de jeans et Loeb Strauss, qui se fait appeler Levi, a déjà fait fortune. En fait, tout part de l’idée géniale d’un certain Jacob Davis qui écrit à Strauss, le millionnaire du coin, pour lui proposer de développer ensemble son invention, le rivetage des poches et des coutures de pantalon en denim, un coton à motif oblique particulièrement résistant. Le blue jeans naît en 1873. Levi Strauss n’est donc pas l’inventeur du célèbre rivet qui encore aujourd’hui équipe le non moins célèbre modèle 501, mais c’est lui qui, à la demande Jacob Davis d’ailleurs, a fait de son invention un succès industriel aux Etats-Unis d’abord, dans le monde entier ensuite.

Comme l’écrit la firme américaine sur son site, ‘aujourd’hui Levi Strauss & Co fait partie des plus grandes entreprises mondiale du secteur de l’habillement et mène le jeu en matière de jeans. Nous possédons près de 500 boutiques à travers le monde et nous vendons nos produits dans plus de 100 pays’ avec la marque Levi’s mais aussi les marques Dockers (vêtements et accessoires) et Denizen (vêtements en textile flexible). Levi Strauss, qui publie ce jeudi les résultats de son 1er trimestre 2021, est cotée à Wall Street (sur le NYSE) et caracole autour de son sommet sur 5 ans. On pourrait dire de Levi Strauss, comme le chantait Bashung, ‘ma petite entreprise ne connaît pas la crise’, mais avec 15.000 emplois dans le monde, on ne peut pas parler de petite entreprise. Par contre, il n’est pas question de crise, sanitaire ou autre, le jeans est et reste une valeur sûre depuis 150 ans.