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Tombées en disgrâce, les obligations Vallourec se sont refait une santé

Avoisinant les 3% en euro, les rendements des obligations Vallourec ont fortement diminué ces derniers mois, signe d'un relâchement des inquiétudes des investisseurs quant à la signature du parapétrolier.

Ces mêmes rendements s’allégeaient encore vendredi, après que l’ancien fleuron de la cote tricolore ait annoncé avoir relevé ses prévisions financières pour l’année en cours. A titre d’exemple, l’émission remboursable en 2024, disponible sous le pair à un cours proche des 97% du nominal (coupures de 100.000 euros), ne rapporte désormais plus que du 3%, contre près de 10% il n’y a pas si longtemps.

A l’époque, le niveau de rémunération s’expliquait par la capacité incertaine de l’entreprise fournisseur de pipelines à pouvoir se désendetter, elle qui était tombée en disgrâce, en proie à de lourdes (et récurrentes) difficultés financières, aggravées par la crise sanitaire.

Dans un communiqué, Vallourec a donc annoncé avoir revu à la hausse ses perspectives pour l'année en cours, visant désormais un bénéfice opérationnel compris entre 350 et 400 millions d’euros, contre 250 à 300 millions précédemment.

C'est donc mieux que prévu, de même que le flux de trésorerie disponible, attendu dans le rouge entre -340 et -260 millions, contre -380 à -300 millions d’euros escomptés précédemment.

Une révision qui découle d'une hausse des volumes et des prix de vente pour l'activité de produits tubulaires "Oil Country Tubular Goods" (ces pipelines haut-de-gamme pour l'industrie pétrolière en Amérique du Nord), et surtout, d'une contribution plus importante que prévue de la mine de fer du groupe au Brésil.

Il ne s’agissait toutefois que d’une communication préliminaire, Vallourec étant attendu avec son rapport définitif dans trois semaines. Le groupe nordiste va-t-il surprendre positivement ? Dans l’attente, on signalera que l’activité de ses principaux clients au premier trimestre, à savoir les majors pétrolières, ont positivement surpris. Soutenues bien sûr par le rebond du pétrole.

Restructuration financière

A noter qu'l y a tout juste une semaine, les actionnaires de Vallourec ont approuvé le plan de restructuration financière, qui passera par la réduction de la dette à hauteur de 1,8 milliard d’euros, sur fond d’une augmentation de capital et d’une conversion de créances. 

Au sortir de l’opération, la dette brute se voit ramenée à 1,7 milliard d’euros. En parallèle, Apollo et SVPGlobal, deux sociétés de capital investment, deviennent les principaux actionnaires au détriment des anciens actionnaires de référence que sont la banque publique Bpifrance et le sidérurgiste japonais Nippon Steel.

Co-leader du marché

Vallourec est un spécialiste mondial (co-leader du marché avec l’italien Tenaris) des opérations de forage et fournisseur de pipelines destinés aux conditions les plus extrêmes. Le secteur pétrolier, gazier et plus largement de la pétrochimie compte pour près de trois-quarts de son activité, devant l’industrie, et l’énergie électrique.

La société a clôturé son dernier exercice annuel sur un chiffre d’affaires de 4,2 milliards d’euros, dont la moitié provient de la zone Asie-Moyen-Orient et de l’Amérique du Nord.