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Vers une fin d'année prometteuse pour le Peso mexicain ?

Devise de la seconde économie d’Amérique du Sud, le peso mexicain est plutôt bien orienté sur le marché des changes. La monnaie bénéficie d’une série d’éléments qui lui sont favorables et qui laissent entrevoir une fin d’année prometteuse.

Vigueur du pétrole et de la croissance US

Sur le marché des changes, l'année en cours aura jusqu’à présent été synonyme d’un euro en perte de vitesse face au dollar et d’une livre sterling plus que résiliente. 

Quant aux devises émergentes, davantage impactées par les aléas de la pandémie, le peso mexicain se distingue sur fond d’une hausse de près de 3% face à l’euro depuis le 1er janvier. 

Un rebond qui découle notamment de la bonne tenue des prix du pétrole. Faut-il rappeler que le MXN est considéré comme une devise pétrolière par excellence. Et qu’un baril élevé et stable, ce qui est le cas depuis plusieurs mois, signifie une source de revenus supplémentaires pour le budget de l’Etat.

Par ailleurs, le Mexique tire profit de la proximité géographique entretenue avec les Etats-Unis, son grand voisin du Nord dont il bénéficie des retombées économiques.

Le pays présidé par Andrés Manuel López Obrador dispose d’une base industrielle importante, singulièrement dans le secteur automobile, avec de nombreuses usines d’assemblage et des produits manufacturés destinés au marché américain.

Et après s’être contractée de 8,5% l’année passée, soit sa plus forte baisse en près de 90 ans, les autorités tablent sur une croissance de l’ordre de 6 à 6,5% du PIB cette année. 

Rappelons que pour atténuer les effets de la crise sanitaire au plus fort de celle-ci, le gouvernement a opté pour des programmes sociaux et des ouvrages d’infrastructures emblématiques, comme une raffinerie dans le sud du pays, la construction d'un nouvel aéroport à Mexico ou l’octroi de micro-crédits.

Durcissement monétaire

Le peso mexicain a par ailleurs consolidé sa hausse dans le sillage des tours de vis monétaires décidés ces dernières semaines par la Banque centrale du Mexique. 

Cet été, la Banxico a ainsi relevé à deux reprises son taux directeur de 25 points de base, pour le porter à 4,50%. But de l’opération, maîtriser une inflation qui devrait rester supérieure à sa cible officielle de 3% jusqu’au premier trimestre 2023.

Pour mémoire, un resserrement ou durcissement monétaire, qui se traduit par une hausse des taux d’intérêt, est généralement profitable à la devise concernée car elle rend les placements (obligataires par exemple) dans ladite devise plus rémunérateurs, de quoi lui permettre de capter plus facilement les capitaux étrangers.

Un rendement annuel de près de 7% en peso ?

Malgré sa remontée progressive, le peso se traite encore bien loin (environ 20%) de ses niveaux d'avant-crise.

Pour l'épargnant qui souhaiterait se positionner (à bon compte ?) sur la devise mexicaine et diversifier au passage son portefeuille, il est toujours conseillé, au même titre d’ailleurs que pour tout autre devise émergente, de se tourner vers des émetteurs solides et normalement sans risque de crédit, afin de réduire les risques à l’évolution du change.

Nous avons épinglé à ce titre l’obligation remboursable en 2027 par l’International Finance Corporation, principale institution de développement axée sur le secteur privé dans les pays émergents.

Notée « AAA » chez Standard & Poor’s, la note suprême sur l’échelle de notation de l’agence, elle permet de tabler sur un rendement annuel de près de 7%.

Bon à savoir, le coupon de l'obligation a été honoré il y a quelques semaines, de quoi limiter les intérêts courus à débourser.

Rappel : vous trouverez des possibilités d'investissements similaires dans notre sélection d'obligations.