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Bombardier a remboursé anticipativement son obligation 6% - 2022 : comment réinvestir

Bombardier a remboursé avec un an d’avance sur le calendrier initial, son obligation au coupon de 6% échéant en octobre 2022. Oblis a épinglé pour vous, une possibilité de réinvestissement dans la même signature.

Celui dont les activités sont aujourd’hui concentrées sur les jets d’affaires (la division transport ferroviaire de Bombardier ayant été cédée à Alstom pour 5,5 milliards d’euros) s’était réservé cette possibilité dans le prospectus d’émission.

Le prix de remboursement a été effectué au pair à 100% du nominal.

Comment réinvestir les liquidités

Pour le détenteur de cette obligation désireux de rester investi dans le même émetteur, nous avons épinglé l’obligation remboursable en 2028 par Bombardier.

Également libellée par coupures de 2.000 dollars, elle peut être achetée à un cours de 101,60% du nominal, de quoi tabler sur un rendement annuel à l’échéance de 5,68%.

Notons qu’ici aussi, Bombardier s’est réservé le droit de rembourser de manière anticipée son emprunt, avec un premier call en 2024 (plus de détails sur la fiche de l’obligation).

Rappelons que l’avionneur canadien est considéré comme un émetteur spéculatif par les agences de notation, en atteste le rating Caa1 accordé par l’agence Moody’s.

Le fait que Bombardier dispose de liquidités pour rembourser un emprunt de manière anticipée doit toutefois être perçu positivement. 

Dans le cadre du refinancement de sa dette obligataire, le groupe a d’ailleurs été en mesure de lever 750 millions de dollars à la mi-août et d’allonger au passage, la maturité moyenne de son endettement.

A ce titre, Moody’s souligne que le risque de refinancement de la dette de Bombardier s’éloigne jusqu’en 2024, et que l’opération élimine un risque significatif de refinancement jusque-là.

Prévisions annuelles revues à la hausse

Cette nouvelle plutôt encourageante vient s’ajouter aux annonces positives des résultats du second trimestre publiés il y a un mois, et marqués par une révision à la hausse du nombre de livraisons pour cette année, sur fond d’une reprise de l’aviation d’affaires. 

Les attentes en matière de chiffres d’affaires ont été relevées à 5,8 milliards de dollars, contre 5,6 milliards précédemment, tandis que Bombardier s’attend à puiser un peu moins dans ses liquidités.

L’avionneur note par ailleurs avoir bouclé la période sur un bénéfice net de 139 millions de dollars, comparativement à une perte de 223 millions un an plus tôt.

Depuis la cession de sa division ferroviaire évoquée ci-dessus, Bombardier est devenu un pure player dans la fabrication de jets.

L’industriel basé à Montréal est présent dans plus de douze pays, avec des sites de production ou d'ingénierie et un réseau de soutien et de services pour sa flotte mondiale de plus de 4.900 avions.