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Aperam, cette action à la santé de fer

Record de l’aluminium, hausse des volumes d'acier et rachat d’actions propres font s’envoler Aperam, le pure player de l’acier inoxydable référencé entre autres, à la bourse de Bruxelles.

Surfant sur le rebond de l’économie mondiale, le pensionnaire du Bel 20 a vu son cours bondir de 49% depuis le début d’année à 50 euros par titre, avec un sommet de 54 euros touché il y a quelques jours.

Concurrent notamment du Finlandais Outokumpu, Aperam est un acteur mondial de cet acier recyclable devenu indispensable qu'est l'inox, utilisé dans de nombreux domaines comme l’aérospatial, l’automobile, la restauration, la construction ou l’électroménager.

Celui qui est détenu par la famille Mittal à hauteur de 40% est également présent sur le segment de l’acier électrique (qui offre certaines propriétés magnétiques).

Se disant en outre leader dans des créneaux à forte valeur ajoutée comme les alliages, Aperam exerce des activités dans plus de 40 pays et revendique une capacité de production de 2,5 millions de tonnes d’acier inoxydable plat en Europe et au Brésil.

Hausse des prévisions bénéficiaires

Aperam a bouclé son dernier exercice annuel 2020 sur un bénéfice net en hausse de 18% à 175 millions d’euros, de quoi laisser dire que la société a su faire preuve de résilience face à la pandémie.

Mais ce serait oublier qu’Aperam affiche depuis de nombreuses années déjà, l'une des meilleures rentabilités du secteur à l'échelle mondiale, et qu'elle tire profit en cela d'une restructuration rondement menée.

Cette année, Aperam devrait faire encore mieux, pouvant compter sur une solide demande, une pression diminuée des importations asiatiques (en marge de l’adoption par l'Union européenne de mesures anti-dumping) et de la hausse des cours.

C’est notamment le cas de l’aluminium, qui a retrouvé ses plus hauts de 13 ans sur le marché des métaux de Londres (LME).

En toile de fond, la conjonction entre un coup d'État en Guinée, second producteur de bauxite qui est un composant clé dans la production d'aluminium, un manque de charbon dans les fonderies chinoises et la hausse de la taxe carbone. 

Par ailleurs, la demande d'aluminium, comme celle des autres métaux industriels et matières premières, est particulièrement élevée alors que les consommateurs profitent de la reprise post-pandémie.

Un contexte favorable qui a permis à l’aciériste de relever ses prévisions bénéficiaires de 300 millions d’euros d’ici à 2025, et d’annoncer un programme de rachat d'actions d'un montant de 100 millions d'euros, à mettre en œuvre d'ici la fin décembre.

Une annonce qui a été saluée comme il se doit par les analystes qui suivent le dossier...