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Ce qu’il faut savoir avant de commencer la semaine

Goldwasser Exchange fait le point sur ce qu’il faut savoir pour commencer la semaine.

Pénurie sur tous les fronts.

Celle des semi-conducteurs affecte durement l’automobile en Europe. Les nouvelles immatriculations sont en recul de 24% en juillet et de 18% en août par rapport à 2020. BMW et Daimler ont déclaré donner la priorité à leurs modèles les plus luxueux. La situation s’aggrave aussi sur le front du gaz, dont le prix a atteint un record cette semaine en raison d’une forte demande de l’Asie. Le niveau de stockage avant l’hiver n’est que de 71% (84% en janvier 2020). Des usines – cimenteries, engrais – ont dû suspendre leur activité et le prix de certaines denrées devrait s’envoler.

L’Allemagne à l’heure du choix.

Les Allemands se rendent aux urnes le 27 septembre. D’après les sondages, le social-démocrate Olaf Scholz (SPD) serait le prochain chancelier. Pour l’heure, le SPD est en tête avec 25,6%. Il devancerait la CDU/CSU conduite par Armin Laschet (21,7%), les Verts menés par Annalena Baerbock (15,8%), les libéraux-démocrates (FDP) de Christian Lindner (11,1%) et le parti d’extrême gauche Die Linke (6,3%). Le parti d’extrême droite AfD est crédité de 11,2%.  Quoi qu’il arrive, une tripartite sera nécessaire pour gouverner.

Plusieurs options se présentent et chacune peut avoir une incidence profonde en Europe. Le scénario le plus probable est une coalition entre le SPD, les Verts et le FDP (surnommée “feu tricolore”). Tout est de savoir si Christian Lindner est prêt à accepter un compromis, lui qui avait claqué la porte lors des négociations de 2017. Lindner, qui est en faveur d’un retour à la stricte rigueur budgétaire, s’oppose à toute hausse des impôts alors que le SPD et les Verts veulent augmenter les taxes afin de réduire les inégalités. Lindner préfèrerait sans doute une coalition “jamaïcaine” avec la CDU/CSU et les Verts mais c’est le parti gagnant qui a la main. Si le FDP se désiste, il resterait deux options au SPD : une coalition “allemande” avec la CDU/CSU et les Verts ou une coalition “rouge, rouge, vert” avec Die Linke et les Verts, qui provoquerait un séisme dans l’UE.

On a voté en Norvège, on vote au Canada.

En Norvège, le parti travailliste a gagné les élections mais on note une grande fragmentation de l’électorat. Le scénario le plus probable est une tripartite avec les centristes et les socialistes de gauche mais de profondes divergences existent entre ces partis quant à la poursuite de l’exploitation du gaz et du pétrole ainsi que sur les relations avec l’UE. Le 20 septembre, ça sera au tour des Canadiens d’aller voter, suite à la dissolution anticipée du Parlement. Le Parti libéral de Justin Trudeau est en tête devant le Parti conservateur mais c’est le Nouveau Parti démocratique du candidat sikh Jagmeet Singh qui sera sans doute le faiseur de rois.

Des coffres remplis.

Les liquidités des firmes européennes – hors secteur bancaire – a atteint 3,2 trillions d’euros. C’est 800 milliards de plus qu’avant la pandémie. Ce matelas confortable explique la sérénité qui règne sur le marché obligataire corporate.

Focus sur la FED.

Une fois de plus, les regards sont tournés vers le comité FOMC qui se réunit le 22 septembre.  Question à un trillion: la FED va-t-elle commencer à décélérer ses achats d’actifs dès le mois de novembre en raison des risques d’inflation ? L’indice des prix à la consommation US a légèrement fléchi en août (5,3% sur base annuelle) mais reste très élevé. L’indice des prix à la production est en forte hausse (8,3%).

L”action de la semaine.

Vivendi a conclu un accord avec Amber Capital pour acquérir les 17,9% de parts que ce fonds possédait dans Lagardère (Hachette, Europe 1, Paris Match, Relay). Détenant déjà 29% de Lagardère, Vivendi peut désormais lancer une OPA sur le reste du groupe, sous réserve du feu vert des autorités de régulation. L’attelage d’Hachette, troisième éditeur au monde et d’Editis, deuxième éditeur en France, propulse la nouvelle entité en situation de quasi-monopole (dictionnaires, scolaire, livres de poche). Le groupe de Vincent Bolloré devra sans doute se séparer d’une partie de son trophée. Cette méga-fusion dans le monde l’édition est plutôt mal vue par les spécialistes du secteur et par les auteurs. Chacun craint une restructuration importante et la personnalité autoritaire de Bolloré n’est pas faite pour arranger les choses.

Toute l'équipe de Goldwasser Exchange vous souhaite une bonne semaine.