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Trimestriels encourageants pour Bombardier, les rendements obligataires proches des 6%

Bombardier a publié dernièrement ses résultats trimestriels, l’occasion de faire le point sur l’évolution de ses obligations sur le secondaire.

Qualifiés « d’encourageants » par les suiveurs du dossier et en hausse d’une année à l’autre, les comptes du troisième trimestre n’ont pas permis aux obligations de reprendre de la hauteur.

A titre d’exemple, l’émission à maturité 2028 (émise il y a quelques semaines) affiche toujours un rendement proche des 6%, sur base d’un cours de 100,90% du nominal (coupures de 2.000 dollars).

Celui dont les activités sont désormais concentrées sur les jets d’affaires (la division transport ferroviaire de Bombardier ayant été cédée à Alstom pour 5,5 milliards d’euros) a pourtant délivré des résultats supérieurs aux attentes au troisième trimestre.

En toile de fond, un chiffre d’affaires de 1,45 milliard de dollars (en hausse de 3% sur un an), tandis que le carnet de commandes dépassait 11 milliards de dollars, soit une augmentation d’un demi-milliard en glissement annuel, relate le communiqué d’entreprise.

Dans ce même communiqué d’entreprise, le management souligne que la crise sanitaire a plutôt été vectrice d’accélérateur pour les commandes, les jets tirant profit des craintes face à la sécurité du transport aérien de masse.

Reste à savoir si la tendance se poursuivra durablement. Notons que Bombardier a annoncé à la fin de septembre avoir obtenu sa plus importante commande d’avion d’affaires cette année, soit une commande ferme de 20 appareils Challenger 3500. 

L’avionneur québécois, qui note par ailleurs avoir livré 27 appareils au troisième trimestre, a bouclé la période dans le rouge sur une perte de 95 millions de dollars, contre 210 millions un an plus tôt.

Dans l’ensemble, le management attribue cette amélioration des résultats à une 'meilleure composition des livraisons et à la forte reprise des services après-vente alors que le nombre d’heures de vol des avions de la flotte dépasse les niveaux de 2019'.

Sur la voie du désendettement

En ce qui concerne l’endettement, talon d’Achille du groupe, il s’affichait en baisse de trois milliards de dollars au sortir des neuf premiers mois de l’année, grâce à la vente de l’activité ferroviaire à Alstom.

Le produit de la vente a notamment été affecté au remboursement anticipé de dettes obligataires. Moody’s avait souligné à ce titre que le risque de refinancement de la dette s’éloignait jusqu’en 2024, et que l’opération éliminait un risque significatif de refinancement jusque-là.

'Nous atteignons systématiquement les objectifs que nous nous sommes fixés, et particulièrement sur le plan du désendettement de notre bilan, a dit Eric Martel, patron du groupe. 

'Grâce au travail assidu de notre équipe exceptionnelle, comme prévu, nous nous sommes dégagé la voie des échéances de dette'.