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Plus bas annuel pour l’action Disney, qui conserve les faveurs des analystes

La publication des résultats trimestriels de Disney a poussé un peu plus bas l’action de la firme aux grandes oreilles. En cause, la déception engendrée par la plateforme de streaming éponyme, qui avait permis au studio hollywoodien de signer ses plus hauts historiques. Pour autant, les analystes restent (très) optimistes sur le dossier.

Plus que jamais, l’évolution boursière du géant californien semble en effet corrélée à sa capacité d’augmenter la base de fidèles de sa plateforme de streaming Disney+. Et quand les chiffres sont inférieurs aux attentes, la sanction ne se fait pas attendre.

Il faut dire que Disney+ a connu un sérieux coup d’arrêt au troisième trimestre, ne parvenant à séduire que 2,1 millions d’utilisateurs payants supplémentaires, contre neuf millions attendus par les suiveurs.

En cause notamment, un effet de calendrier défavorable aux nouvelles sorties. En outre, si la pandémie a aidé Disney+ à décoller, elle continue d’impacter la production de nouveaux contenus essentiels pour séduire de nouveaux consommateurs.

Les investisseurs ont également remarqué que le revenu mensuel moyen par abonné avait reculé de 9% à 4,12 dollars.

Une chose est sûre, Disney+ n’a pas tenu la comparaison avec Netflix, le leader mondial du secteur (217 millions d’abonnés) qui a pu compter sur le phénomène coréen « Squid Game » pour séduire sept millions de clients supplémentaires et bondir en bourse.

Une politique plus agressive ?

De l’avis général, ce ralentissement ne devrait pas s’inscrire dans la durée, alors que la direction se dit sur la bonne trajectoire pour parvenir aux objectifs fixés, à savoir compter entre 230 et 260 millions d’abonnés payants d’ici trois ans.

Pour autant, Disney pourrait avoir à gagner à fusionner certaines de ses plateformes de VOD. Dans une note de recherche, Morningstar estime que le groupe doit sérieusement envisager de combiner son service Hulu avec le service de base Disney+, tout comme avec Star en Europe.

Morningstar, qui souligne que Disney dispose d'une liste plus solide et plus large pour l’année à venir, estime qu’il pourrait devenir plus agressif en regroupant les deux services à un prix très bas.

Notons qu’à la fin septembre, les trois principales plateformes de streaming du studio hollywoodien (Disney+, ESPN+ et Hulu) comptaient 179 millions de fidèles.

Seulement 7% des revenus

S’il est un véritable vecteur de croissance, on en oublierait que Disney+ représente moins de 10% des revenus totaux du groupe, là où les parcs de loisirs comptent pour un quart du chiffre d’affaires.

Le retour des visiteurs dans les parcs et hôtels a d'ailleurs permis à la division de doubler ses revenus à 5,4 milliards de dollars, sur fond d'amélioration des contraintes de capacité de ceux déjà ouverts.

Et si les parcs et centres de villégiature sont toujours confrontés à des incertitudes à court terme, la demande relativement forte des consommateurs, le retour des voyageurs internationaux et la croissance continue des réservations offrent des signes rassurants pour un retour à la croissance à long terme.

Un potentiel de 26% pour l’action ?

Alors que la valeur affiche un repli de 31% en regard de ses plus hauts annuels, le timing pourrait être opportun pour se positionner à l’achat sur le dossier.

Et ce d’autant que l’action aux grandes oreilles conserve la confiance des analystes, majoritairement à l’achat : 27 courtiers recommandent en effet d’intégrer Disney en portefeuille, tandis que neuf sont à conserver (pour ceux qui détiennent l’action).

L’objectif de cours médian à douze mois* est lui aussi à l’avenant : 196 dollars, soit un potentiel de 26% en regard du dernier cours de clôture (154 dollars).

*source Bloomberg